Un éco-score sur vos aliments pour évaluer leur impact environnemental

Concrètement, cet "éco-score" indépendant prendra en compte l'analyse du cycle de vie du produit, la production, le transport, la fabrication des emballages.
Concrètement, cet "éco-score" indépendant prendra en compte l'analyse du cycle de vie du produit, la production, le transport, la fabrication des emballages. - © fcafotodigital/Istock.com

Des acteurs de l'alimentation, parmi lesquels Yuka, Marmiton ou Open Food Facts, ont annoncé le lancement d'un "éco-score" indépendant, un indicateur devant mieux informer et "sensibiliser" les consommateurs sur l'impact environnemental des produits alimentaires.

Après l'instauration d'un indice de réparabilité pour certaines catégories d'appareils électriques depuis le 1er janvier 2021, voici le nouveau projet de notation pour guider les consommateurs dans leurs achats qui ne sont pas toujours des plus transparents.

Ce projet de notation sur le modèle du "nutri-score", allant de A à E, est l'objet de deux ans de travail d'un collectif rassemblant des applications de consommateurs comme Yuka, Open Food Facts ou Etiquettable, du site d'épicerie bio en ligne La Fourche, qui revendique 27.000 foyers adhérents en France, Belgique et Luxembourg, des sites de livraison de plats FoodChéri ou de recettes de cuisine Marmiton.


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Des "critères qualitatifs" allant de la production à la distribution

Concrètement, cet "éco-score" indépendant prendra en compte l'analyse du cycle de vie du produit, la production, le transport, la fabrication des emballages, a expliqué Shafik Asal, cofondateur de ECO2 Initiative et Etiquettable, lors d'une visioconférence. Il se base sur les données d'Agribalyse, produites par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME - France).

Il s'agit d'un score sur 100, pondéré par des "critères qualitatifs supplémentaires" via un système tenant compte de la recyclabilité des emballages, des labels, du pays de provenance, de la saisonnalité.

Ainsi un riz produit en Inde serait mieux noté en étant bio, et encore mieux noté s'il est produit localement.


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Les limites du système de cotation

En décembre, des associations écologistes et de consommateurs avaient estimé que ces données risquaient de "favoriser" l'agriculture intensive, l'analyse du cycle de vie "favorisant les cycles de production les plus courts, donc les plus industriels". L'interprofession de la viande Interbev avait de son côté pointé les "incohérences de systèmes d'évaluation environnementale incomplets".

Les défenseurs du projet, "totalement conscients des limites de l'analyse du cycle de vie" dixit Shafik Asal, ont souligné que les bonus-malus permettent de valoriser les produits labellisés ou produits localement : "Un bœuf à l'herbe français aura un meilleur score qu'un bœuf brésilien n'étant pas en prairie".

Dans l'immédiat, cet affichage environnemental sera disponible sur les applications des partenaires du collectif. Sur Open Food Facts, 240.000 produits disposeront ainsi de cet affichage, selon le collectif.