Spiritueux : 3 idées reçues à ne plus écouter

Spiritueux : 3 idées reçues à ne plus écouter.
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Spiritueux : 3 idées reçues à ne plus écouter. - © Andrey Mitrofanov - Getty Images/iStockphoto

Puisque l'automne sera arrosé par la palette aromatique du gin, de la vodka et autres eaux-de-vie, voici trois idées reçues à ne plus jamais écouter pour déguster avec goût et modération.

Seule l'Ecosse sait produire de bons whiskies

Alors que les premières traces de distillation remontent à l'Egypte ancienne, l'Ecosse et l'Irlande se revendiquent chacune comme la terre natale du whisky. Si la question n'est pas ici de définir qui a tort et qui a raison, les origines anglo-saxonnes du spiritueux ne doivent pas évincer les autres productions de qualité.

Si au Japon, la culture du whisky est plus récente, des single malts nippons ont déjà ravi le titre de meilleurs nectars du monde. Les maisons Suntory et Nikka sont aujourd'hui des références mondiales.

La France, qui est la première consommatrice de whisky au monde (142 millions de litres de whisky par an) devant les Écossais et les Américains, dispose elle aussi de sa production nationale. Les amateurs dégusteront par exemple les nectars de la maison Bellevoye, qui produit un triple 100% français. Même à Paris, on distille les céréales pour produire des élixirs locaux. 

Cognac, rhum et autres spiritueux ne s'accordent pas à la table

Non, les spiritueux ne sont pas réservés à l'heure du digestif. Les chocolatiers ont bien eu l'idée d'aromatiser leur ganache au whisky ou à la liqueur, pourquoi ces alcools ne pourraient-ils pas escorter aussi dans le verre un dessert chocolaté ?

Cognac et whisky développent une telle richesse aromatique au cours de leur élevage qu'il serait dommage de se priver d'un verre d'armagnac avec un morceau de Beaufort, sinon un whisky tourbé avec un bleu d'Auvergne.

Et que dire d'une vodka avec un mets salé ou fumé ? Les Russes n'ont-ils pas coutume d'associer leur production nationale avec le caviar ? 

Les spiritueux sont des alcools forts

Ils sont bien sûr à consommer avec modération, tout autant que le vin ou la bière. C'est le degré d'alcool qui diffère entre une vodka et un côtes du Rhône rouge. Il est plus élevé dans le premier cas, c'est vrai. Mais il n'est pas plus puissant. En général, un spiritueux affiche un titre alcoométrique entre 36 et 45% vol.

Ce sont la distillation, la fermentation ou la macération qui expliquent les degrés élevés d'alcool. On déguste ce type de nectar différemment, plus lentement en réalité. La quantité est moindre dans un verre : quand on verse 3 cl d'un rhum à 40°, cela équivaut à une chope de bière de 25 cl à 5° ou un verre de vin de 10 cl à 12°. Et lorsque l'on allonge un spiritueux pour préparer un long drink, on ne consomme pas davantage d'alcool. La quantité est équivalente à celle d'un alcool dégusté pur.