Prendre un goûter, un petit plaisir bien utile

Les journées sont rythmées par les repas. "Petit déjeuner, dîner et souper est la norme depuis le début du XXème siècle", explique Amandine Rochedy.   "Mais dans les faits, il y a des petits repas, moins institutionnalisés et plus libres", continue le docteur en sociologie. Ils varient en fonction du contexte social, des personnes avec qui ils sont partagés... Bref, il n'y a pas d'universalité de la collation.

7 adultes sur 10 font une pause goûter

Parmi les pauses alimentaires, le goûter, aux alentours de 16h, reste la plus populaire : 69% des adultes s'y adonnent encore aujourd'hui.

Cette habitude peut être le legs du rythme scolaire où "le goûter à l'école est institutionnalisé dans les années 1950 pour lutter contre la malnutrition", expose la sociologue.

Mais manger permet aussi une coupure entre deux activités, par exemple entre l'école et les devoirs.

Fractionner l'apport calorique ne fait pas grossir

Manger en journée ne fait pas grossir. "Une pause alimentaire permet de fragmenter les repas", explique Jean-Philippe Zermati.

"La personne va inconsciemment réduire la taille de son dîner en vue du goûter", poursuit le psychologue.

Car le fractionnement de l'alimentation n'a pas d'incidence sur le poids. "Si on a besoin de 17.000 calories, les consommer en une fois ou en dix-sept fois, le résultat est le même."

Attention tout de même au grignotage, qui consiste à manger machinalement sans avoir faim. Dans ce cas-là, il y a un risque de prise de poids.

Le plaisir contribue à la régulation alimentaire

Ces pauses peuvent être bénéfiques pour la santé car c'est aussi l'occasion de manger des fruits. "Le temps, c'est le nerf de la guerre", rapporte Laurence Plumey, médecin nutritionniste. "Le geste le plus rapide, c'est de boire. Que le jus soit pressé maison ou en bouteille, c'est important de prendre des fruits et légumes car ils sont une source d'antioxydants et vitamines."

Le plaisir alimentaire "se situe au cœur d'un processus de régulation", explique le psychologue. "C'est le plaisir qui nous guide et qui est responsable de l'extinction de désir : du fait de vouloir manger."

Car la nourriture est régulatrice, contribue à un meilleur équilibre émotionnel et permet de rehausser l'humeur.