Mieux manger en 2018 : déjouez les pièges des produits "sans gluten" ou vegan

Mieux manger en 2018 : déjouez les pièges des produits "sans" ou véganes
Mieux manger en 2018 : déjouez les pièges des produits "sans" ou véganes - © shironosov - Getty Images/iStockphoto

La tendance des produits estampillés "sans gluten" ou "vegan" dans les rayons des supermarchés devrait s'accentuer en 2018, surfant sur l'engouement des Français pour le bio et les régimes d'exclusion ou végétariens. Pas forcément bons pour la santé, ces nouveaux produits peuvent conduire à des apports déséquilibrés.

Mettre régulièrement des produits portant le logo "sans gluten" ou certifié "vegan" dans son caddie, sous prétexte de manger "sain", comporte plusieurs risques pour la santé.

4% à 6% des gens suivraient aujourd'hui des régimes de type végétarien, sans gluten ou vegan, sans pour autant connaître les règles nutritionnelles pour éviter les carences en vitamines ou protéines et prévenir l'apparition de maladies métaboliques.

Pour déjouer les pièges de ces aliments industriels transformés qui fleurissent dans les supermarchés, y compris bio, il faut donc se pencher d'un peu plus près sur les étiquettes des aliments d'une part et varier son alimentation avec des produits frais d'autre part.

En décortiquant la composition des produits sans gluten (pains, biscuits, pâtes, quiches, etc.) par exemple, on se rend compte que le blé (gluten) est remplacé par des farines blanches de riz ou de maïs, ou de l'amidon modifié, auxquels sont associés des sucres ajoutés et une longue liste d'additifs, à défaut de fibres. Des études ont montré que consommer une grande quantité de ce type de produit pouvait conduire à un risque plus élevé de diabète de type 2, privant l'organisme de végétaux et de fibres.

 

À l'inverse, le régime vegan, très en vogue et qui consiste à supprimer tout produit d'origine animale ou de son exploitation même hors de la sphère alimentaire (cuir, fourrure, etc.), y compris les ingrédients comme le lait, les œufs ou encore le miel, n'est pas sans danger.

Si les fruits et légumes sont excellents pour la santé, les saucisses industrielles végétales, steaks de soja ou autres créations culinaires végétales vendues par la grande distribution contiennent peu ou pas de produits naturels. Sucres ajoutés (saccharose, glucose, fructose, sucre inverti, sirop de glucose-fructose...) et amidons pour remplacer les graisses et donner de la consistance, mauvais pour la ligne, figurent parmi les composants de choix de ces nouveaux produits.

 

En réalité, être végétarien ne protège pas forcément de problèmes métaboliques et peut faire grossir si l'on continue à consommer des produits ultra transformés ne contenant pas de produits d'origine animale ou à déséquilibrer ses apports.

Le passage au régime végétarien ou vegan demande en effet d'intégrer des protéines végétales brutes (lentilles, pois chiches, soja), des fruits et des légumes de saison, sans oublier les acides gras essentiels (oméga-3) bons pour le moral, comme les graines de lin, les graines de chia écrasées ou moulues, l'huile de colza, l'huile de chanvre, la mâche et les oléagineux.

Enfin, attention aux pièges du type "jambon sans gluten", alors que la charcuterie ne contient de toute façon pas de céréales.

En 2018, l'offre de charcuterie végétale où saucissons, jambons et terrines sont remplacés par des pâtés végétaux, des céréales ou du fromage devrait d'ailleurs connaître un boom important.