Les e-commerçants du vin ont dégusté leurs plus belles années

 

Le vin, un produit difficile à vendre sur le web? Cette étude Xerfi pointe surtout la nécessité pour le rayon d'organiser une vente cross canal, s'appuyant sur des exemples phare comme celui du Petit Ballon, qui s'est fait connaître avec ses "box" œnologiques et qui a ouvert deux boutiques parisiennes. "Et dans cette quête d'enrichissement permanent de l'expérience client, les acteurs traditionnels n'hésitent plus à se rapprocher de ceux de la 'nouvelle économie du vin', à l'image du rachat de WineAdvisor par E.Leclerc", précise ce travail analytique d'une tendance qui a profondément marqué le milieu bachique et grâce à laquelle certains œnophiles connaisseurs ont adopté de nouvelles habitudes d'achat. 

Car l'on ne parle nullement de la fin du e-commerce du vin, mais bien d'un ralentissement de sa croissance. Tout comme le shopping de vêtements en ligne, ce type de canal permet de gagner du temps lorsque l'on cherche une bouteille et de comparer pour trouver les meilleures affaires, sinon de consulter les avis des internautes. Pour Xerfi, les principaux freins du e-commerce du vin sont les frais de port élevés et la peur de la casse. 

Plus de 400 plateformes vendent du vin sur Internet. Selon ce rapport, les consommateurs préfèrent les sites de producteurs, avant de privilégier ceux des cavistes puis des ventes privées.