Le "Drunch", ce brunch pompette qui remplace les soirées

Le "Drunch", ce brunch pompette qui remplace les soirées
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Le "Drunch", ce brunch pompette qui remplace les soirées - © Klaus Vedfelt - Getty Images

Vous avez troqué vos soirées en club pour des déjeuners arrosés ? Ne cherchez plus, vous êtes un "druncheur", ces nouveaux boute-en-train qui font la fête à midi, Covid oblige.

"Avant, les vrais teufeurs, c'était ceux qui partaient tard. Maintenant, c'est ceux qui arrivent tôt". Le concept du "drunch" fait de plus en plus d'émules. A mi-chemin entre brunch et "drunk" (saoule), on en croise de plus en plus et on en fait même peut-être déjà partie.

L'alcool l'après-midi, pied de nez aux mesures anti-Covid ?

Claire a 33 ans. Rigoureuse et disciplinée, cette commerciale a respecté scrupuleusement le premier confinement, puis le second. Mais la Parisienne craque. "J'en ai eu marre de respecter les mesures du gouvernement quand tant d'autres ne le font pas. Donc, lorsque l'on m'a invitée pour la première fois en après-midi avec des amis, j'ai dit oui, parce qu'il n'y avait pas d'autres solutions pour se voir."


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Depuis, la jeune femme célibataire ne se prive pas et ne se cache pas non plus de boire de l'alcool l'après-midi : "On boit parce qu'on a rien à se raconter, ni nos dernières vacances, ni nos derniers voyages, ni nos dernières expos ou ciné. On n'a rien à faire d'autre que de rester assis dans un canapé. Donc on picole, voilà ! Quand tu prives un ado de sorties, lorsqu'il ressort, il fait une connerie. C'est pareil. On se comporte de la même manière". Effectivement, depuis le début du confinement, on observe une consommation excessive d'alcool.

Attention aux excès !

Certains n'hésitent pas à louer des airbnbs pour se retrouver entre amis sans se soucier des mesures de confinement... Azwaw, Parisien de 33 ans, travaille en tant que consultant la semaine mais le week-end, il se transforme en "druncheur".

L'expert en communication et relations publiques n'a pas hésité, le week-end dernier, à louer un Airbnb avec ses amis pour ne pas avoir à se soucier des mesures de confinement.

Quant aux risques sanitaires, aux yeux du jeune homme, ils sont limités :

"Si je me permets de faire ça, c'est que je suis en télétravail intégral, je ne prends pas les transports en commun, je limite mes interactions sociales. Et on ne se retrouve jamais à plus de trois ou quatre", se justifie-t-il.

Quant à la consommation d'alcool, rappelons que l'OMS déconseille de boire plus de quatre verres d'alcool lors d'une même occasion, que vous soyez un homme ou une femme.