La bière Corona mexicaine victime du coronavirus

La suspension du processus de production et de commercialisation des bières du groupe (notamment Corona, Pacifico et Modelo) est effective depuis hier.
La suspension du processus de production et de commercialisation des bières du groupe (notamment Corona, Pacifico et Modelo) est effective depuis hier. - © Rodrigo ARANGUA/AFP

Le brasseur mexicain Grupo Modelo, qui commercialise notamment la bière Corona, a annoncé jeudi la suspension de ses activités, face à la propagation de la pandémie de coronavirus.

"Nous sommes en train de réduire la production de nos usines au strict minimum, pour conserver sans dommages nos installations et permettre une reprise de nos activités à l'avenir", a déclaré la semaine passée Grupo Modelo, le plus grand brasseur du Mexique.

Production à l'arrêt jusqu'à nouvel ordre

La suspension du processus de production et de commercialisation des bières du groupe  (Corona, Pacifico et Modelo) est effective depuis dimanche.

Cette mesure vise, selon l'entreprise, à se mettre en conformité avec un décret pris par le gouvernement mexicain le 31 mars, qui ordonne la suspension des activités non essentielles dans le pays jusqu'au 30 avril.

Il prévoit toutefois des exceptions pour les secteurs clés de l'économie, comme l'agroalimentaire. Grupo Modelo a donc précisé que si les autorités confirmaient le caractère essentiel de la bière, l'entreprise était prête à mettre en œuvre un plan de continuité de sa production, avec 75% de son personnel travaillant à distance.

La production de bière : une activité essentielle ?

Mercredi passé, le gouvernement de l'État du Nuevo Leon (nord), où se trouve le siège d'Heineken au Mexique, a déclaré que la production et la distribution de bière dans l'État ne devait pas être considéré comme une activité essentielle. Une annonce qui avait provoqué une ruée sur les étals de bière.

La question de savoir si l'alcool est une denrée de première nécessité en temps de coronavirus fait débat dans le monde.

Si certains pays l'ont interdit, craignant notamment une augmentation de la violence familiale, d'autres ont choisi de laisser ouverts les magasins spécialisés. Pour des raisons économiques, sanitaires ou parce qu'un verre peut aider à supporter le confinement mais avec des dérives possibles, qui touche à des degrés divers un humain sur deux.