5 façons de trinquer à la japonaise

Le saké est considéré comme la boisson des Dieux au Japon.
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Le saké est considéré comme la boisson des Dieux au Japon. - © hungryworks - Getty Images/iStockphoto

Si les Japonais sont de grands amateurs de bière, le pays hôte de la Coupe du Monde de Rugby pourrait faire face à une pénurie, compte tenu de la quantité importante ingérée par les supporters anglo-saxons.

 

Même si les autorités locales ont été prévenues pour parer à tout épuisement de stock, les fans d’ovalie auraient tort de se contenter de goûter à la mousse nippone, tant le Japon propose une riche bibliothèque d’alcools et d’apéritifs.

Voici la carte.

Saké

Le mondial de rugby est logiquement l'occasion de découvrir ce qu'est véritablement le saké. Car l'alcool de riz n'a rien de semblable à ce que l'on veut nous faire passer pour du saké dans les restaurants japonais en Europe. Le saké titre entre 14° et 17° et propose une palette très fournie de saveurs. Ce bastion du patrimoine culinaire japonais peut en effet présenter plus de 600 goûts différents. Par comparaison, les dégustateurs n'en ont trouvé que 300 dans le vin. Pourcentage de polissage du riz et préparation du "koji" (la potion qui transforme le sucre du riz en alcool) sont autant de facteurs pour produire des junmai shu, des dai ginjo, des koshu (des vieux sakés) ou même des sakés non filtrés. Les spectateurs auraient tort de ne pas trinquer au saké effervescent. Ils devront aussi apprendre à déguster le saké chaud et froid. 

Highball et whisky

Le Japon n'est pas seulement producteur de sakés. C'est aussi une terre de whisky. Et les nectars nippons ont déjà raflé des titres mondiaux. Loin de la campagne embrumée de l'Ecosse, le géant Suntory a démarré la production du whisky en 1920 tandis que le groupe Nikka est devenu son grand concurrent dans les années 1950.

Le développement de la consommation de whisky au 20e siècle a accompagné celui d'un cocktail facile à déguster: le highball. Le whisky est en effet servi en long drink avec de l'eau gazeuse et beaucoup de glaçons. Les supporters trouveront facilement des canettes de highball prêtes à boire qui les aideront à découvrir ce cocktail très tendance. 

Umeshu

Pourquoi ne pas trinquer à la victoire avec un délice légèrement sucré? L'umeshu est un alcool de prunes très répandu au Japon, qui est une véritable promesse de gourmandise. Les fruits sont macérés entre six mois et un an dans l'alcool de riz, sinon dans de l'alcool neutre, ou même du saké. Ses saveurs sont très fruitées et sont faciles à appréhender.

Les Japonais préparent d'ailleurs à la maison leur propre umeshu. La production est généralement réalisée avec la récolte du mois de juin. Une bonne idée pour un apéritif en attendant un match...

Shochu

Dans la bibliothèque bachique nippone, les eaux-de-vie sont légion. Terre agricole, le Japon met à profit son blé et son riz pour un procédé de fermentation et de distillation afin de produire l'un de ses alcools phare: le shochu. La recette serait originaire de l'île de Kyushu et était au départ à base de patate douce. On le déguste pur, avec ou sans glace.

Certains l'allongent avec du thé ou plongent une prune marinée dans l'élixir. Le plus simple pour en découvrir les saveurs est de se rendre dans une izakaya, une taverne traditionnelle.

Awamori

Un secret de longévité ? Cet alcool japonais est originaire de l’archipel d’Okinawa, célèbre dans le monde entier pour abriter la plus importante population de centenaires en bonne santé. Déguster de l’awamori, c’est revenir aux origines de la culture nippone pour les boissons alcoolisées. Car sa production a démarré au 15e siècle, grâce à l’obtention d’alambics. Elle permettra ensuite de mettre au point le shochu sur l’île de Kyushu.

Compte tenu de sa proximité avec l’Asie du Sud-Est, et en particulier avec la Thaïlande, Okinawa utilise du riz long, et non du riz rond comme pour le saké, pour produire son alcool local. C’est avec de l’awamori que l’on prépare cette liqueur, l’habushu, dont les bocaux effraient les touristes puisque, outre le miel et les herbes, on y ajoute un serpent. Pour les amoureux de l’ovalie, inutile de s’aventurer jusqu’à cette dégustation : l’awamori se déguste en cocktail, sinon allongé avec de l’eau.