A l'hôtel Qbic de Bruxelles, un dîner de Saint-Valentin garanti sans Covid

Marine Deroo (à droite) et son petit ami ont été accueillis pour un dîner aux chandelles avec ambiance musicale.
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Marine Deroo (à droite) et son petit ami ont été accueillis pour un dîner aux chandelles avec ambiance musicale. - © François WALSCHAERTS/AFP

Comment fêter la Saint-Valentin avec son ou sa bien-aimé(e) au temps du Covid quand tous les établissements sont fermés ? Un hôtel de Bruxelles a trouvé la parade : transformer des chambres en salon privé pour un dîner à deux au champagne.

Si vous ne savez pas quoi faire pour la Saint-Valentin en temps de confinement, voici une bonne idée : allier nuit romantique et diner aux chandelles (presque) comme au resto.

"Cela fait des mois qu’on est enfermés chez nous, on essaie de se faire des petites soirées à la maison mais là, le fait de pouvoir sortir vraiment comme au resto, c’est une opportunité top", se réjouit Marine Deroo, 34 ans, qui a testé le concept, juste avant la fête des amoureux.

Elle et son petit ami ont été accueillis pour un dîner aux chandelles avec ambiance musicale. L’hôtel Qbic, qui dit avoir été le premier à expérimenter la formule, a aménagé une douzaine de chambres pour cette Saint-Valentin atypique.

"Tout sauf du room service"

Le vin commandé auprès de la serveuse doit l’être impérativement avant 20h, sous peine d’être en infraction au-delà de cet horaire au regard des règles anti-Covid.

Tout sauf du "room service", assure le directeur de l’hôtel, Bert Vandewaetere : le forfait de 149 euros comprend la chambre pour la nuit, une autre pour le dîner, le repas sans les boissons et le petit-déjeuner.

"Les enfants sont à la maison, les couples viennent, c’est un moment de qualité juste à deux", explique le gérant, dont l’hôtel a ouvert fin 2019.

Les chambres transformées en salons privés pour repas à deux

La mise à disposition de chambres gratuites pour les travailleurs médicaux lors de la première vague et d’un espace de travail commun dans le hall pour les étudiants a permis de maintenir l’activité, fournissant un peu de travail au personnel.

Mais ce n’est qu’il y a deux mois, lorsque certaines des chambres vides ont été transformées en salles à manger pour deux personnes, que l’hôtel a retrouvé une activité quasiment normale le week-end.

"L’idée nous est venue parce que beaucoup de gens en ont marre de rester chez eux", raconte M. Vandewaetere.

"On a plein de chambres, on peut donc arranger quelque chose de sympa, pour que les gens passent une super soirée."

D’autres hôtels à Bruxelles ont suivi le mouvement et offrent la possibilité de dîner comme au restaurant, tout en respectant les règles de distanciation sociale.

Un parfum de – presque – normalité retrouvée

Pour le week-end particulier de la Saint-Valentin, 60 alcôves ont été aménagées, pour les soirées de vendredi et de samedi, traditionnellement festives.

La perspective de servir les repas dans tant de petites salles, c’est "un peu impressionnant" au début, estime le chef Joao Silva. "Mais en fin de compte, je n’ai aucun regret", confie-t-il.

Les employés masqués vont et viennent entre la cuisine et les chambres : musique, bouchons qui claquent, conversations feutrées. Un hôtel presque normal.