Le snacking, une nouvelle habitude alimentaire associée aux trois repas de la journée (France)

Le snacking, une nouvelle habitude alimentaire associée aux trois repas de la journée (France)
Le snacking, une nouvelle habitude alimentaire associée aux trois repas de la journée (France) - © Adam Höglund - Getty Images/iStockphoto

Sans remettre en cause les trois repas traditionnels, les Français procèdent à d'autres prises alimentaires au cours de la journée que l'observatoire du snacking, mené par Mondelez International et le Credoc, considère comme de nouveaux rituels. 15% de la population sont de grands snackeurs, selon cette étude.  

 

43,5% des Français prennent un goûter, tandis que 42,2% sont adeptes de l'apéritif et 34,4% prennent un 10h au cours de la matinée. Ces trois moments de la journée sont autant d'occasions de "snacker", sans pour autant être des menaces pour le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner. Seule une minorité de consommateurs remplace l'un de ces repas par une prise alimentaire sur le pouce. 11,2% des répondants précisent par exemple manger un petit quelque chose le matin en lieu et place du petit-déjeuner.

Dans 36% des cas, ils avalent une boisson chaude, 31% préfèrent les boissons sucrées et 29% les céréales ou les biscuits sucrés. Plus inquiétant, 14% ont avoué se satisfaire de confiseries. 

Si le goûter remporte la bataille du snacking, c'est parce qu'il offre le moment idéal pour s'adonner à la gourmandise. 38% des sondés disent manger en dehors des repas pour se faire plaisir, quand 28% ont besoin de couper leur faim et 17% doivent décompresser. Une habitude complètement entrée dans les moeurs, puisque le snacking a lieu tous les jours, ou presque, pour 38% de consommateurs, et est surtout pratiquée en semaine (35% contre 8% pour le week-end). 

Ces petits moments de plaisir peuvent intervenir jusqu'à tard, y compris après le dîner (22,5% des Français). Dans ce cas, le chocolat est le parfait allié (19%). 

 

Une mauvaise habitude pour les nutritionnistes ?

86% des Français avouent pourtant grignoter sans culpabiliser alors que près des trois quarts (74%) pensent avoir assez de ressources pour mettre fin à cette pratique. 

Quant à connaître l'identité de ces "snackeurs", l'observatoire rapporte que 33% sont des adeptes solitaires, 17% y succombent durant leurs pauses au travail, 12% picorent ici et là parce qu'ils sont pressés et 12% sont des fans de moments conviviaux comme les apéritifs.   

Cette étude a été réalisée selon les deux méthodes qualitative et quantitative. Pour la seconde, un échantillon de 1.182 individus âgés de 18 à 64 ans a été interrogé.