Vivre en ville endommagerait le cœur des citadins

Vivre en ville endommagerait le cœur des citadins
Vivre en ville endommagerait le cœur des citadins - © torwai - Getty Images/iStockphoto

La faute à la pollution atmosphérique, particulièrement importante dans certaines villes. C'est ce qu'il ressort d'une étude menée par l'université britannique de Lancaster, sur des cadavres mexicains. Ces chercheurs ont analysé le cœur d'une soixantaine de jeunes de Mexico (une ville particulièrement polluée), et morts dans un accident de la route.

Les scientifiques ont mis au jour que certaines particules toxiques ont la capacité de se fixer sur le cœur. Il s'agit ici de nanoparticules, de très petite taille mais très riches en fer, qui représentent un danger critique pour les plus jeunes. Elles pénètrent dans notre organisme par le système respiratoire, étant principalement rejetées par les véhicules et les cheminées d'industrie. Ensuite, elles s'attaquent surtout aux mitochondries du tissu cardiaque, des organites qui assurent le bon fonctionnement du cœur. 

Selon l'étude menée (qui reste pour l'instant à ses prémisses, malgré des résultats éloquents), les dégâts sont particulièrement importants chez les très jeunes, pour qui le cerveau et le cœur sont parfois définitivement endommagés.

En analysant les organes les plus touchés, l'équipe de recherche s'est rendu compte que, pour un gramme de tissu corporel, on retrouve de 2 à 22 milliards de nanoparticules. C'est deux à dix fois plus que les chiffres calculés pour d'autres villes. Mais si l'on parle ici de Mexico, c'est un problème qui affecte toutes les grandes villes.