Une étude révèle de nombreux facteurs liés à l'obésité infantile

Une étude révèle de nombreux facteurs liés à l’obésité infantile
Une étude révèle de nombreux facteurs liés à l’obésité infantile - © Peter Dazeley - Getty Images

Une équipe internationale a identifié plusieurs facteurs qui pourraient augmenter le risque qu’ont les enfants de devenir obèses.

Cette nouvelle étude, menée par des équipes de l’University of Southern California et du Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal), a pris en compte des données concernant 1301 enfants âgés de 6 à 11 ans et leurs mères, dans six pays européens (France, Grèce, Lituanie, Norvège, Espagne et Royaume-Uni).

Contrairement aux études précédentes, qui s’étaient concentrées sur un ou deux facteurs environnementaux, les chercheurs ont utilisé ces données pour évaluer l’exposition des enfants à 77 facteurs environnementaux in utero, et 96 au cours de l’enfance, comme l’exposition à la pollution, au tabac, aux métaux lourds, aux pesticides, et à des espaces verts.

"Les sujets ne sont pas exposés uniquement à un seul produit chimique au cours de leur vie", a expliqué le Dr. Lida Chatzi, responsable de l’étude. "Ils sont exposés à de multiples produits chimiques. Nous essayons de comprendre l’ensemble des expositions environnementales en gardant cela à l’esprit."

 

Fumer pendant la grossesse est très risqué

Leurs résultats, repris par la revue Environmental Health Perspectives, ont montré que le fait de fumer pendant la grossesse était le facteur de risque le plus lié à l’obésité infantile, et aussi le seul facteur prénatal affichant une association significative. L’exposition à la fumée de cigarette au cours de l’enfance était aussi liée à un indice de masse corporelle plus élevé (IMC), suggérant que l’arrêt du tabac serait une manière pour les deux parents de protéger la santé de leurs enfants.

"C’est un message très important", a commenté le Dr. Chatzi. "Les femmes enceintes fumeuses et le tabagisme passif étant des facteurs répandus à travers le monde."

L’exposition à la pollution de l’air, tant dans le domicile qu’à l’extérieur, était un autre facteur lié à un IMC plus élevé, tout comme la localisation des lieux de résidence des enfants. Les enfants qui vivaient dans des zones densément peuplées étaient plus susceptibles d’afficher un IMC plus élevé, mais ceux qui allaient à l’école dans des zones bien équipées avec de nombreux commerces et des établissements éducatifs accessibles à pied étaient plus susceptibles d’afficher un IMC plus faible.

Les scientifiques soulignent que l’obésité infantile est un problème de santé en pleine expansion à travers le monde. Elle peut augmenter les risques que les enfants développent de nombreuses autres pathologies comme le diabète de type 2, certains cancers, des maladies cardiaques et mentales.