Un sommeil prolongé peut réduire le syndrome métabolique

Un sommeil prolongé peut réduire le syndrome métabolique
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Un sommeil prolongé peut réduire le syndrome métabolique - © Koldunova_Anna - Getty Images/iStockphoto

Prolonger son temps de sommeil pourrait s'avérer bénéfique pour le cœur. Si de nombreuses études se sont déjà penchées sur le sujet, ces nouvelles recherches s'intéressent tout particulièrement au syndrome métabolique, c'est-à-dire au risque de développer des maladies cardiovasculaires et un diabète de type 2.

 

Publiée dans le Journal of Sleep Research et dirigée par des chercheurs de l'Université du Cap (Afrique du Sud), cette méta-analyse passe en revue sept études visant à prolonger la durée de sommeil chez les adultes. "Augmenter la durée du sommeil peut être une stratégie appropriée pour réduire le risque cardiométabolique chez les personnes qui dorment peu. L'objectif est de passer en revue les effets des interventions d'extension du sommeil sur le risque cardiométabolique chez l'adulte", précisent les auteurs de l'étude.

 

Ces études comptaient 138 adultes "petits dormeurs" (moins de 7h de sommeil par nuit). Certains des participants étaient en bonne santé, tandis que d'autres étaient en surpoids ou faisaient de l'hypertension artérielle. Les interventions de prolongation du sommeil ont duré de trois jours à six semaines et ont toutes permis d'augmenter la durée totale du sommeil de 21 à 177 minutes.

L'allongement de la durée du sommeil a été associé à une baisse de l'appétit et du désir de consommer des aliments sucrés et salés, ainsi qu'à une réduction du pourcentage associé à l'apport calorique quotidien en protéines. 

"Compte tenu des preuves accablantes qui montrent que le fait de dormir moins de sept heures est associé à un risque cardiométabolique accru, il est surprenant que si peu d'études aient exploré si le fait de prolonger la durée du sommeil pouvait réduire le syndrome métabolique", estime Rob Henst, professeur associé à l'Université du Cap et auteur principal de l'étude. 

"Bien que nous nous soyons concentrés sur les études portant sur les interventions visant à prolonger le sommeil, il est maintenant évident qu'une mauvaise qualité de sommeil peut être un facteur de risque tout aussi important de maladie cardiométabolique", a ajouté le Dr Dale E.Rae, qui a participé à l'étude. "Des études futures testant des interventions visant à améliorer la qualité du sommeil sont donc nécessaires", ajoute-t-il.