Comment lutter contre l'overdose de sucre

Comment lutter contre l'overdose de sucre
Comment lutter contre l'overdose de sucre - © RossHelen - Getty Images/iStockphoto

Comparé à nos grands-parents, notre dose annuelle de sucre dépasse tous les records. Un constat qui n'augmente pas seulement le taux de diabète de type 2 mais serait aussi à la base de plusieurs maladies dites "de civilisation". Alors, tous drogués au sucré?

Les idées fausses
Quand on pense au diabète, on pense plus facilement à une personne en surpoids ou obèse. Effectivement, des kilos en trop sont rarement un bon signe mais ce sont surtout les facteurs génétiques qui rentrent en compte. On peut très bien être mince et se retrouver pré-diabétique pour cause de gènes familiaux ou de junk food abondante créant un syndrome inflammatoire, le terrain de jeu idéal de plusieurs maladies.

Autre idée fausse, on pense que le sucre incriminé est celui des sucreries, des desserts, des sodas, des bonbons. Bien sûr, ce sucre n'est pas bon. Mais il ne faut pas oublier les hydrates de carbone dans leur globalité : le pain, les pâtes, les pommes de terre... C'est tout de suite moins drôle, parce que se priver de dessert, passe encore, mais faire une croix sur le pain ou la pizza, c'est tout de suite plus difficile. Pourtant, l'index glycémique du pain blanc est plus élevé que celui du sucre, c'est dire si c'est un problème.
 

Pourquoi faut-il diminuer le sucre ?
Tout d'abord, parce que cela aide à lutter contre le surpoids, ce qui est un principe bien connu des régimes amincissants. Certaines études soutiennent même que supprimer les sucres serait plus efficace que supprimer le gras et que c'est leur combinaison qui serait fatale à notre tour de taille.

De plus, le sucre joue au yo-yo avec notre taux d'insuline, ce qui peut susciter le diabète, dans les cas prédisposés ; mais qui est aussi à l'origine du coup de pompe de 16 heures qui nous empêche de nous concentrer au boulot. Donc, même si notre insuline est produite correctement, le sucre provoque des pics de glycémie et aussi ses immanquables "chutes" qui nous fatiguent et nous déconcentrent.

Pour finir, il faut savoir que le sucre n'est pas le fuel de prédilection de notre corps. En fait, le cerveau est le seul organe qui a besoin de sucre pour fonctionner et l'équivalent en sucre d'une pomme lui suffit. Ce n'est donc pas une excuse pour avaler une poignée de M&Ms. D'ailleurs, des associations tentent de se mettre en place aux USA pour faire reconnaitre le sucre comme une drogue au même titre que le tabac. Il suffit de faire l'exercice: essayez d'arrêter le sucre, sous toutes ses formes, pendant 21 jours. La première semaine est un vrai calvaire ; une cure de désintoxication désagréable qui permet de se rendre compte à quel point cet ingrédient a la main mise sur notre alimentation.


La résistance s'organise
Face aux problèmes grandissants liés à la consommation de sucre, des modes alimentaires alternatifs se mettent en place, comme le No-Gluten, qui diminue déjà fortement la quantité de sucre ingérée. Les puristes, quant à eux, opteront pour le mode alimentaire paléo, sans sucres, sans graines, sans alcool, sans lait. Plus strict, mais efficace, puisque le but est d'être à la limité de la cétose (une nouvelle version de l'hyper-protéïné).

La bonne nouvelle? Les recettes de desserts de substitution fleurissent! Brownies à la patate douce, cookies à la farine de châtaignes, cupcakes au potiron... Certaines versions sont même meilleures que l'originale.

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