Sida, tuberculose, palu: malgré les progrès, il reste des "défis colossaux"

 

Le rapport "fait clairement apparaître les raisons pour lesquelles nous devons accélérer le mouvement contre le VIH, la tuberculose et le paludisme", estime le directeur exécutif du Fonds mondial, Peter Sands.

En 2018, dans les pays où le Fonds mondial investit, 18,9 millions de personnes étaient sous traitement antirétroviral contre le VIH, 5,3 millions de personnes étaient testées et traitées pour une tuberculose et 131 millions de moustiquaires ont été distribuées pour protéger les familles du paludisme.

Malgré ces "progrès importants réalisés sur plusieurs fronts en 2018", de "nouvelles menaces" compromettent l'objectif international d'en finir avec les 3 épidémies d'ici 2030.

La première de ces menaces est "la stagnation des financements", selon le Fonds mondial, qui cite également "la résistance aux médicaments (dont l'artémisinine, principal traitement contre le paludisme, ndlr) et aux insecticides".

"Les difficultés auxquelles nous devons encore faire face nécessitent une collaboration et une coordination encore plus importantes", plaide M. Sands.

 

Le Fonds mondial est le fruit d'un partenariat entre Etats, organisations, secteur privé et malades.

Il investit près de 4 milliards de dollars par an (venus à 95% des autorités publiques) pour soutenir des programmes menés principalement par des experts locaux.

Les principaux contributeurs sont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et le Japon.

Organisée tous les trois ans, la conférence de reconstitution des fonds de cette organisation internationale aura lieu les 9 et 10 octobre en France, à Lyon.

L'objectif de financement pour la période 2020-2022 a été fixé à 14 milliards de dollars (contre 12,2 lors de la précédente réunion des donateurs), une somme jugée insuffisante par les ONG.