Seule une personne sur quatre consulte pour des troubles sexuels

Seule une personne sur quatre consulte pour des troubles sexuels.
Seule une personne sur quatre consulte pour des troubles sexuels. - © jacoblund - Getty Images/iStockphoto

Une nouvelle enquête OpinionWay montre que la moitié des Français ont déjà été concernés par un problème de santé sexuelle mais que seuls un quart d'entre eux consultent leur médecin pour cette raison. Les chiffres devraient être similaires en Belgique.

 

Longtemps tabou, le sujet des troubles de la sexualité et notamment des dysfonctions érectiles, est de plus en plus abordé. En août dernier, une vaste étude réalisée sur plus de 50.000 hommes révélait que les troubles de l'érection pouvaient affecter la santé mentale et la productivité au travail.

En France, la question de la santé sexuelle reste pourtant un point sensible autour duquel des craintes subsistent. Un Français sur trois ne consulte pas lorsqu'il rencontre un problème de santé sexuelle, dévoile une récente enquête Opinion Way réalisée sur un échantillon de 1.009 personnes âgées de 18 ans et plus, pour le service de téléconsultation médicale Zava.

Si plus de la moitié des Français ont déjà été concernés par un problème de santé sexuelle, 56% des répondants concernés n'ont jamais consulté pour un sujet intime.

Les hommes semblent plus à l'aise que les femmes à l'idée de consulter pour un trouble de santé sexuelle: 68% contre 59%.

 

Parmi les Français ayant consulté un médecin pour remédier à un problème d'ordre sexuel, 28% ont attendu que la douleur devienne insupportable ou qu'il y ait un risque d'infection pour consulter tandis que seuls 24% l'ont fait dès l'apparition des premiers symptômes.

Logiquement, évoquer un problème d'ordre intime s'avère plus facile avec le ou la partenaire pour la plupart des Français (73%). Les sondés déclarent également se sentir plus à l'aise à l'idée d'en parler avec leur médecin généraliste, en particulier les plus de 65 ans (76%). Ce chiffre baisse toutefois chez les 18-24 ans, plus enclins à aborder ce type de problème avec leurs amis que dans le cabinet d'un médecin (52%).