"Safer sex" à l'ère du Covid-19 : les précautions à prendre

Une étude Ifop publiée lundi et réalisée pour la plate-forme Pornhub s'est intéressée aux pratiques sexuelles des Français depuis la fin du confinement. Si les vacances sont loin de rimer avec abstinence pour un grand nombre des sondés, ils sont toutefois nombreux à se déclarer en faveur du "safer sex" ou, en français, "sexe à moindre risque", terme initialement apparu avec l'émergence du VIH et qui indique une volonté de se protéger lors des rapports sexuels.

Si le port du préservatif constitue le b.a.-ba du safer sex, d'autres précautions sont nécessaires cet été dans ce contexte particulier de pandémie. Début avril, le département santé de la ville de New York a rédigé un guide des gestes pour se protéger à la fois des IST et du Covid-19. De son côté, la marque Durex a récemment sorti une publicité dans laquelle elle incite à ne pas baisser la garde.

Tour d'horizon des conseils pour des relations "safe" et réussies.

Ne pas oublier de se laver les mains

Les mesures pour limiter les risques de transmission passent en grande partie par l'hygiène des mains puisque le virus circule aussi par l'intermédiaire d'objets contaminés. Le sexe ne fait pas exception à la règle : il est donc recommandé de bien se laver avant et après chaque rapport pendant au moins 20 secondes.

Réduire son nombre de partenaires

Dans le sondage Ifop réalisé pour Pornhub, un quart des Français interrogés (25%) déclarent avoir eu un rapport sexuel avec une personne de leur entourage (ex-partenaire ou partenaire occasionnel) contre seulement 5 à 6% avec quelqu'un rencontré après le déconfinement. 

Un conseil délivré par les experts du département santé de New York : "Vous êtes votre partenaire sexuel le plus sûr, le second est celui avec qui vous vivez. Vous devez éviter les contacts rapprochés (y compris les relations sexuelles) avec les personnes en dehors du foyer. Si vous avez des relations sexuelles avec d'autres personnes, essayez d'avoir le moins de partenaires possible". 

Éviter certaines zones érogènes

Si les preuves pour déterminer si le Covid-19 peut se transmettre par voie sexuelle (notamment par le sperme) s'avèrent pour l'instant insuffisantes, d'autres études ont montré que le virus pouvait se trouver dans les selles. Pour cette raison, les experts déconseillent la pratique du sexe anal en contact avec les muqueuses, telle que l'anulingus. 

Limiter les baisers

Le Covid-19 se transmet principalement via l'inhalation de gouttelettes entre individus. Échanger des baisers avec des personnes extérieures à son cercle restreint de proches peut donc sensiblement augmenter les risques de contamination.