Ressembler à son père promet une meilleure santé tôt dans la vie selon une étude

Les pères passeraient plus de temps avec leur bébé quand celui-ci leur ressemble à la naissance
Les pères passeraient plus de temps avec leur bébé quand celui-ci leur ressemble à la naissance - © AleksandarNakic / Istock.com

Les pères passeraient plus de temps avec leur bébé quand celui-ci leur ressemble à la naissance, ce qui profiterait à la santé de l'enfant la première année, selon de nouveaux travaux conduits par des chercheurs américains auprès de 715 familles.

Les bébés qui ressemblent à leur père à la naissance seraient en meilleure santé que les autres du fait d'une plus grande implication paternelle, indique une étude américaine qui a suivi des enfants vivant exclusivement avec leur mère. 

L'étude s'est intéressée à des familles défavorisées où les enfants étaient élevés seulement par leur mère et a étudié l'engagement des pères dans leur rôle parental, en regardant entre autres la fréquence des visites. 

Un an après la naissance, l'étude montre que les pères qui estimaient que leur enfant leur ressemblait ont passé en moyenne 2,5 jours de plus par mois avec leur bébé que les autres pères.

Cette implication positive paternelle a retenti de manière bénéfique sur la santé des enfants, souligne l'étude qui a fait ce constat lorsque les bébés avaient un an. La fréquence des visites, les soins portés à l'enfant et le fait de se renseigner sur sa santé et les besoins financiers expliqueraient ce phénomène, selon les auteurs de l'étude. 

La place et la présence des pères est fondamentale dans le développement de l'enfant, réaffirme l'étude qui encourage les pères n'habitant pas le foyer à s'impliquer aussi souvent que possible dans l'éducation de leur enfant. 

Pour ce faire, l'étude préconise la mise en place de politiques incitatives pour aider les pères qui incluraient des ateliers d'éducation parentale et à la santé ainsi que des formations professionnelles visant à améliorer leurs revenus. 

Ces travaux ont été publiés dans le Journal Heath economics.