Réduire ses apports caloriques pourrait prévenir les maladies liées à l'âge

Réduire ses apports caloriques pourrait prévenir les maladies liées à l'âge
Réduire ses apports caloriques pourrait prévenir les maladies liées à l'âge - © bernardbodo - Getty Images/iStockphoto

Réduire ses apports caloriques de 15% pendant deux ans pourrait ralentir le vieillissement cellulaire et ainsi protéger contre les maladies liées à l'âge, conclut une étude américaine publiée dans la revue Cell Metabolism.

 

L'étude conduite par des chercheurs du Pennington Biomedical Research à Baton Rouge en Louisiane montre que consommer moins de calories peut diminuer ce qu'on appelle le stress oxydatif systémique, associé aux troubles neurologiques liés à l'âge comme les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, ou le développement des cancers, du diabète ou d'autres maladies chroniques. 

Ces nouveaux travaux, publiés dans la revue Cell Metabolism, ont suivi 53 individus sains, non obèses et âgés de 21 à 50 ans. 

Les participants de l'étude chez qui les apports caloriques ont été restreints et mesurés à l'aide de techniques dites "isotopiques", pour identifier les plus petites molécules ingérées, ont perdu près de 9 kg en moyenne sans objectif de perte de poids ni régime particulier.

 

Une amélioration de l'humeur et de la qualité de vie chez les participants a été trouvée et ce, sans effet secondaire du type "anémie, perte osseuse ou troubles menstruels", selon l'étude. 

"Nous avons constaté que même les gens qui étaient déjà en bonne santé et minces pouvaient bénéficier d'un régime restreint en calories," explique le Dr Redman, auteur de l'étude. 

"Nous savons par des études précédentes chez l'animal que plus le mammifère est petit, plus son métabolisme est rapide et sa longévité réduite ", poursuit le spécialiste.

Autrement dit, un métabolisme plus lent serait plus performant pour retarder le vieillissement et augmenter la longévité, même si d'autres facteurs biologiques, diététiques ou le rôle des antioxydants influencent le métabolisme, selon les auteurs de l'étude. 

Pour aller plus loin dans l'étude, les chercheurs suggèrent de prendre en compte également la consommation d'antioxydants (fruits, légumes) ou de substances comme le resvératrol, un polyphénol présent dans le vin rouge, le raisin ou les mûres, qui imite la restriction de calorie.

Pour consulter l'étude : linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S155041311830130X