Quand les enfants sont confrontés à des discriminations, la santé des mères en pâtit aussi

Plusieurs études ont montré que subir des discriminations pouvait affecter la santé mentale et physique. En 2017, une étude américaine montrait que la discrimination raciale augmentait les risques de dépression, d'anxiété et de troubles de l'attention chez l'enfant. Mais ces problèmes de santé pourraient également se répercuter sur les mères, avance une recherche américaine parue dans le Journal of Health and Social Behavior.

Les mamans trinquent aussi

L'ensemble des données de cette enquête, qui a porté sur 3.004 mères et 6.562 enfants, s'est concentré sur les réponses des adolescents et des jeunes adultes à des questions portant sur les expériences relatant des discriminations aiguës (raciales, sexuelles, professionnelles) ou chroniques (échanges interpersonnels au cours desquels un individu se sent insulté ou rabaissé).

Les résultats mentionnent un risque accru de 22% chez les mères des enfants discriminés de voir leur état de santé se dégrader entre l'âge de 40 et de 50 ans.

Les mères dont les enfants sont exposés à de fortes discriminations d'ordre racial, particulièrement importantes chez les adolescents et les jeunes adultes afro-américains, sont les plus concernées. 

"Nous savons depuis longtemps que les personnes qui sont traitées injustement sont plus susceptibles d'avoir une mauvaise santé mentale et physique. Nous savons maintenant que ces effets négatifs sur la santé peuvent être intergénérationnels et qu'ils sont susceptibles de contribuer aux disparités raciales en matière de santé", ajoute la chercheuse.