Pourquoi les jeunes adultes adoptent des comportements sexuels à risque ?

Une nouvelle étude tente de comprendre pourquoi certains jeunes adultes sont plus susceptibles d'avoir des rapports sexuels non protégés.
Une nouvelle étude tente de comprendre pourquoi certains jeunes adultes sont plus susceptibles d'avoir des rapports sexuels non protégés. - © CatLane / IStock.com

Comment expliquer les comportements sexuels à risque chez les jeunes adultes ? Une nouvelle étude canadienne publiée dans Journal of Sex Research tente de répondre à cette question.

Selon cette nouvelle étude, le sexe, l'orientation sexuelle et le désir de nouer des relations amoureuses durables semblent influencer la prise de risques sexuels chez les jeunes adultes.

Les réponses obtenues grâce à ces recherches peuvent aider à expliquer pourquoi certains jeunes ont des rapports sexuels non protégés, bien qu'ils soient conscients des risques d'infections sexuellement transmissibles (IST), du VIH, du cancer du col de l'utérus et de grossesses non désirées.

Les chercheurs et chercheuses ont sondé 157 hommes hétérosexuels, 177 femmes hétérosexuelles et 106 hommes homosexuels, tous âgés de 18 à 25 ans. Les participants ont dû lire un scénario décrivant une rencontre hypothétique avec un nouveau partenaire sexuel et/ou romantique. On leur a ensuite demandé d'évaluer la probabilité qu'ils optent pour le port du préservatif lors d'un éventuel rapport sexuel.

Les résultats ont montré que les trois groupes adoptaient une attitude différente face au choix de se protéger. Les hommes hétérosexuels étaient plus susceptibles d'accepter des rapports sexuels sans préservatif, à l'inverse des femmes, plus enclines à refuser une relation sexuelle non protégée. Les hommes homosexuels se sont montrés plus ouverts à la discussion, avec une attitude moins conflictuelle que les hommes hétérosexuels.

 

Des pistes pour mieux cibler les campagnes de prévention

L'étude suggère également que les femmes hétérosexuelles peuvent se montrer plus disposées à prendre des risques lorsqu'elles ont de forts sentiments pour leur partenaire.

"Comprendre les facteurs qui font qu'il est plus difficile de reconnaître le risque pendant une relation sexuelle, comme le désir d'une relation amoureuse à long terme et la familiarité du partenaire, peut mener à une meilleure politique de prévention", estime la Dre Shayna Skakoon-Sparling, professeure à l'Université de Guelph (Canada) et auteure principale de l'étude.

Il est cependant important de préciser que cette enquête ne reste qu'une étude d'observation : aucune conclusion définitive ne peut être avancée. L'enquête présente de surcroît plusieurs limites, compte tenu du fait qu'elle n'inclut pas les femmes homosexuelles ni aucun autre groupe d'orientation sexuelle.