Parkinson: la stimulation cérébrale diminue de 70% les symptômes de la maladie

La stimulation cérébrale profonde est proposée après 7 à 8 ans d'évolution de la maladie de Parkinson.
La stimulation cérébrale profonde est proposée après 7 à 8 ans d'évolution de la maladie de Parkinson. - © ©FredFroese/IStock

Des neurologues français ont constaté que la stimulation du cerveau des patients atteints de la maladie de Parkinson avec des électrodes améliorait leurs performances motrices de 70% et diminuait le besoin de traitements médicamenteux de 40 à 60%.


Lorsque les médicaments ne parviennent plus à empêcher leurs tremblements, les patients atteints de la maladie de Parkinson disposent d'une nouvelle alternative: la stimulation cérébrale profonde.

Depuis mai 2015, en France, cette méthode semble avoir fait ses preuves. Les patients opérés avec succès ont vu leurs performances motrices améliorées de 70% et leurs traitements médicamenteux diminuer de 40 à 60%. De plus, le bénéfice de cette opération se fait ressentir pendant au moins 5 ans.

L'opération, réalisée sous anesthésie générale, consiste à introduire deux électrodes provisoires à travers une toute petite ouverture dans la boîte crânienne du patient, au niveau du noyau sous-thalamique qui joue un rôle majeur dans la régulation des mouvements. Des petites doses de courant électrique vont être délivrées via ces électrodes, connectées à un boîtier mis en place sous la peau, afin de vérifier leur efficacité sur les symptômes et l'absence d'effets indésirables.

En fin d'opération, les électrodes définitives sont implantées aux emplacements ayant donné les meilleures garanties d'efficacité et d'innocuité.

Après l'opération, le patient est hospitalisé pendant 7 à 10 jours pour régler le stimulateur et ajuster la dose des médicaments en fonction de ses besoins.

Aujourd'hui, la stimulation cérébrale profonde est proposée généralement après 7 à 8 ans d'évolution de la maladie. Le patient présente alors un stade évolué de la maladie avec une fluctuation motrice dans la journée.

Ce traitement peut être utilisé pour traiter la maladie de Parkinson, les tremblements, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et les dystonies.

En Europe, la maladie de Parkinson touche 2% de la population après 60 ans. Elle est caractérisée par une dégénérescence des neurones qui gèrent la dopamine. C'est une cause majeure de handicap moteur qui se manifeste par une lenteur caractérisée, une raideur souvent asymétrique et des tremblements au repos. Les patients peuvent présenter également une multitude d'autres symptômes (syndromes anxieux ou dépressifs, des douleurs...)

Les traitements actuels pour lutter contre la maladie de Parkinson permettent de contrôler partiellement les symptômes moteurs, mais ils sont sans effet sur les autres symptômes et sur la progression de la dégénérescence.