Notre consommation de café pourrait être influencée par nos gènes

Notre consommation de café pourrait être influencée par nos gènes.
Notre consommation de café pourrait être influencée par nos gènes. - © Oscar Wong - Getty Images

Noir, sans sucre, serré, avec un nuage de lait... Quand il s'agit de déguster du café, nous avons toutes et tous nos petites préférences.

Mais il ne vous aura probablement pas échappé que certaines personnes consomment du café en des quantités bien plus importantes que d'autres. Et nos gènes n'y seraient pas étrangers.

La quantité consommée s'ajusterait à notre état de santé

La quantité de café que nous buvons est susceptible d'être un indicateur de santé, suggère une nouvelle recherche parue dans The Journal of American Nutrition. Cette étude réalisée par des chercheurs de l'université d'Australie du Sud (UniSA)s'est spécifiquement intéressée à l'influence de la consommation de café sur notre santé cardiovasculaire. 

En s'appuyant sur des données de la UK Biobank, les chercheurs ont examiné la consommation habituelle de café de 390.435 personnes, puis l'ont comparée avec les niveaux de base de la pression artérielle, ainsi que la fréquence cardiaque. 

Les auteurs de l'étude ont constaté que les personnes souffrant d'hypertension, d'angine de poitrine ou d'arythmie étaient plus susceptibles de consommer du café décaféiné, voire de faire complètement l'impasse sur cette boisson, par rapport aux personnes ne présentant pas ces symptômes. 

Ceux qui en boivent le plus seraient ceux qui le supportent le mieux

Pour Elina Hyppönen, chercheuse principale de l'étude et directrice de l'Australian Centre for Precision Health de l'UniSA, il s'agit d'une découverte positive dans la mesure où cela montre que notre génétique régule activement la quantité de café que nous buvons et nous protège contre une consommation excessive.

"Les gens régulent inconsciemment des niveaux de caféine en fonction du niveau de leur tension artérielle, sans doute le résultat d'un mécanisme génétique protecteur."

"Cela signifie qu'une personne qui boit beaucoup de café est probablement génétiquement plus tolérante à la caféine qu'une personne qui en boit très peu", explique la chercheuse.

"Si votre corps vous dit de ne pas boire cette tasse de café supplémentaire, il y a probablement une raison à cela. Écoutez-le, il est plus à l'écoute de votre santé que vous ne le pensez...", recommande Elina Hyppönen.