Ménopause : les traitements hormonaux diminuent la masse graisseuse

Ménopause : les traitements hormonaux diminuent la masse graisseuse
Ménopause : les traitements hormonaux diminuent la masse graisseuse - © Ridofranz - Getty Images/iStockphoto

La prise d'un traitement hormonal substitutif (THS) à la ménopause réduirait la formation de graisse abdominale chez les femmes après 50 ans, conclut une étude suisse publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.

 

Les femmes qui suivent un traitement hormonal substitutif (THS) pour compenser la chute des hormones au moment de la ménopause auraient moins de graisse qui s'accumule au niveau de l'abdomen par rapport aux femmes qui ne prennent pas de traitement, constate une étude suisse portant sur 1.087 femmes âgées de 50 à 80 ans.

Plus globalement, le traitement en cours influencerait l'ensemble de la masse grasse corporelle en la réduisant légèrement ainsi que l'indice de masse corporelle (IMC).

 

En revanche, l'étude ne montre aucun bénéfice pérenne sur la diminution du volume graisseux abdominal chez les femmes qui ont pris antérieurement un traitement hormonal, suggérant que ses effets ne se prolongent pas dans le temps.

De plus, les femmes ménopausées qui avaient pris un traitement ont repris du poids rapidement à l'arrêt et ce, indépendamment de la durée du traitement et du laps de temps écoulé depuis, indique l'étude.

Sans compter la dimension esthétique, le gain de poids à la ménopause peut présenter des risques pour la santé des femmes.

"La graisse abdominale pose un risque pour la santé cardiovasculaire et osseuse", souligne le Dr Georgios Papadakis, auteur de l'étude et médecin à l'hôpital universitaire de Lausanne en Suisse. 

 

A noter que cette graisse viscérale entourant les organes (foie, pancréas, intestins), non détectée par la mesure de l'IMC, affecte le fonctionnement hormonal et la résistance du corps à l'insuline et peut mener à l'inflammation.

"Quand les femmes arrêtent le traitement, elles doivent être conscientes du risque et devraient idéalement augmenter leur niveau d'activité physique pour combattre la prise de poids potentielle", conseille le spécialiste.

 

Ces travaux sont publiés dans la revue scientifique américaine Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.

Pour consulter l'étude: ici (en anglais)