Ménopause: la sévérité des symptômes augmente le risque cardio-vasculaire

Ménopause: la sévérité des symptômes augmente le risque cardiovasculaire
Ménopause: la sévérité des symptômes augmente le risque cardiovasculaire - © Juanmonino - Getty Images/iStockphoto

Des symptômes plus fréquents et sévères ainsi qu'une qualité de vie inférieure ont été associés à une rigidité artérielle et un dysfonctionnement vasculaire, deux marqueurs de maladie cardiovasculaire, rapporte l'étude.

 

Les femmes ménopausées peuvent voir leur risque de maladie cardio-vasculaire augmenter suivant la fréquence et le degré de sévérité de leurs symptômes, indique une étude publiée dans la revue Menopause.

Des chercheurs américains ont trouvé une corrélation entre les symptômes liés à la ménopause, y compris les bouffées de chaleur et les troubles de l'humeur, et le risque de maladie cardiaque, première cause de mortalité chez les femmes.

 

En revanche, aucune association n'a été trouvée avec des symptômes dépressifs chez les 138 femmes de l'étude, quel que soit le stade de la ménopause.

 

Par ailleurs, la fréquence des bouffées de chaleur - et non leur degré d'intensité - a été spécifiquement associée à une rigidité artérielle plus élevée et une fonction endothéliale (élasticité des vaisseaux sanguins) réduite, indique l'étude.

 

"Avec la fluctuation et la baisse des oestrogènes au moment de la ménopause, il est important de contrôler l'humeur, la tension artérielle, les lipides sanguins, la glycémie et la composition de l'organisme (masse grasse, masse maigre) à cause du risque accru de graisse abdominale", souligne le Dr. JoAnn Pinkerton, professeure de gynécologie et obstétrique à l'Université de Virginie et directrice de la North American Menopause Society (NAMS).

 

Pour traverser ce changement de vie en bonne santé généralement entre 45 et 55 ans, une alimentation équilibrée et de l'exercice physique régulier sont recommandés. Les bénéfices/risques d'un traitement hormonal substitutif (THS) peuvent être évoqués avec son médecin de manière personnalisée, conclut l'étude.

 

L'étude est publiée (en anglais) dans Menopause, le journal de la North American Menopause Society (NAMS).