Les parents n'ont pas toujours conscience des dangers liés aux boissons sucrées

Little boys drinking soda with crushed ice on summer day
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Little boys drinking soda with crushed ice on summer day - © Imgorthand - Getty Images

Une nouvelle étude américaine suggère que le fait de communiquer des informations sur les risques pour la santé liés à la consommation de boissons sucrées pendant la grossesse et la petite enfance pourrait s'avérer efficace pour réduire l'obésité infantile.

 

Aux Etats-Unis, près de 18% des enfants souffrent d'obésité. Ce fléau peut survenir, comme l'ont démontré plusieurs récentes études, plus rapidement entre l'âge de 2 et 5 ans. Publiée dans le journal américain Academic Pediatrics, l'étude a porté sur un échantillon de 25 familles américaines à qui on a demandé d'évaluer les risques pour la santé de consommer des boissons sucrées types sodas.

"De nouvelles preuves suggèrent que la consommation régulière de boissons sucrées, soit par la mère pendant la grossesse ou par l'enfant avant l'âge de 2 ans, peut augmenter le risque d'obésité chez l'enfant plus tard dans l'enfance", explique Jennifer Woo Baidal, auteure principale de l'étude et professeure adjointe en pédiatrie à l'université de Colombia (Etats-Unis).

L'équipe de la Pre Woo Baidal a constaté que de nombreuses familles avaient une connaissance insuffisante de la composition des boissons consommées.

Un certain nombre d'entre elles ont par exemple été surprises d'apprendre que de nombreux jus et laits aromatisés contenaient de grandes quantités de sucre.

Les familles étaient plus réceptives aux messages de prévention, en particulier ceux sous forme d'images et de graphiques, qui expliquaient la teneur en sucre des différentes boissons et les risques qu'elles présentent pour la santé des enfants. En revanche, les familles se sont montrées moins réceptives aux documents qui dictent aux parents ce qu'ils doivent consommer, sans leur donner des informations précises sur les effets délétères d'un produit.

 

"Bien que notre étude ait été menée sur un petit échantillon, nos conclusions pourraient mettre en lumière des stratégies plus larges pour contrer les messages contradictoires que de nombreuses familles à faibles revenus reçoivent sur ce qui est sain et ce qui ne l'est pas", souligne la Pre Woo Baidal.

En mars dernier, une étude américaine a souligné les risques de boire régulièrement des sodas. A raison de deux portions par jour, consommer des boissons sucrées augmenterait le risque de mourir prématurément de 63% chez les femmes et de 29% chez les hommes.