Les inconvénients d'un régime riche en viande

Les inconvénients d'un régime riche en viande
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Les inconvénients d'un régime riche en viande - © Barcin - Getty Images/iStockphoto

A l'échelle de la planète, on mange en moyenne beaucoup plus de viande qu'autrefois.

Rapide et facile à cuisiner, elle s'invite à presque tous nos repas. Pourtant, pour ne pas mettre notre santé en péril, il faut savoir dans quelles proportions il faudrait l'intégrer dans nos menus. Faisons le point sur cet aliment et ses effets sur notre santé.

Graisses saturées et cholestérol

Les acides gras saturés sont tout simplement de la graisse que l'on retrouve de manière abondante dans la viande rouge. Lorsqu'ils sont en trop grande quantité dans votre organisme, il sera alors inévitable de souffrir de leurs effets délétères. Sachez que les graisses saturées peuvent, dans un premier temps, diminuer le taux de HDL ou bon cholestérol dans le sang. Ensuite, elles vont aider à favoriser la présence du mauvais.

Une fois le processus lancé, il faut noter que les effets sont des plus néfastes. C'est le taux de cholestérol élevé qui entraine les troubles cardiovasculaires. Il est nocif pour vos artères, qui se trouvent obstruées par les plaques d'athérome, formées par le mauvais cholestérol.

Stockage des graisses et cellulite

La viande rouge présente un autre aspect déplaisant pour les femmes qui font la guerre à la peau d'orange. Une consommation importante de cette viande riche en graisses saturées favorise le stockage de gras. Gare à la cellulite ! Faut-il pour autant bannir la viande rouge de notre assiette ? Pas nécessairement. Il n'y a aucun effet néfaste sur la santé si on en mange avec modération.

Système digestif et toxines

Depuis la Préhistoire, notre intestin est fait pour digérer tout ce qui fait partie des fruits, plantes... Mais comme nous sommes omnivores, nous pouvons consommer de tout. Concrètement, quand on mange de la viande, le système digestif a du mal à faire son boulot car à la base, il n'est pas conçu pour cette digestion pleine de protéines.

Conséquence ? La viande stagne dans notre intestin et libère ses toxines. Il faut donc en manger avec parcimonie, toujours accompagnée de légumes verts et un peu de féculents. Idéalement, selon les nutritionnistes, il est préférable consommer de la viande rouge une à deux fois par semaine.

Transformation, cuisson et risque de cancer

Des preuves scientifiques probantes s'accumulent quant au lien entre la consommation de viande rouge et le cancer colorectal mais également une augmentation des risques du cancer de l’œsophage, du pancréas, des poumons, de l'estomac, de l'endomètre et de la prostate.

Les nitrites et nitrates sont ajoutés aux viandes transformées pour prolonger leur durée de conservation. Ces substances peuvent réagir avec des composantes des protéines pour former des substances potentiellement cancérogènes appelées composés N-nitroso. Ces composés peuvent être formés lors du processus de saumurage ou encore dans notre corps, plus spécifiquement dans l'estomac, à partir de nitrites présents dans les aliments.

Par ailleurs, la cuisson à haute température (friture, cuisson sur le grill, barbecue...) ou encore une cuisson trop longue peut produire des substances cancérogènes appelées hydrocarbures aromatiques polycycliques, amines hétérocycliques et hydrocarbures aromatiques hétérocycliques. Plus la viande est brune et carbonisée, et plus la formation de ces composés est grande.

La viande rouge

Par viande rouge, on entend la viande de bœuf, de veau, d'agneau, de porc, de canard, d'oie, de lapin, de cheval ainsi que les abats. Les viandes transformées incluent la charcuterie, les viandes fumées, séchées ou salées ou contenant des agents de conservation, comme les nitrites. Par exemple, du jambon cru, du bacon, de la saucisse sèche, du saucisson, de la saucisse à hot-dog...

La viande hachée est considérée comme une viande transformée lorsqu'elle contient des additifs chimiques.

Bonne nouvelle pour les inconditionnels de la viande blanche : bien que les scientifiques ne soient pas encore en mesure de l'expliquer, elle pourrait, à l'opposé de la rouge, exercer un effet protecteur.