Les antibiotiques et les antiacides prescrits durant l'enfance peuvent avoir un lien avec l'obésité

Les antibiotiques et les antiacides prescrits durant l'enfance peuvent avoir un lien avec l'obésité
Les antibiotiques et les antiacides prescrits durant l'enfance peuvent avoir un lien avec l'obésité - © grThirteen - Getty Images/iStockphoto

Selon une étude publiée dans le journal Gut, les antibiotiques et antiacides prescrits durant l'enfance augmentent les risques d'obésité.

 

D'après l'étude portée par Christopher M Stark, Apryl Susi, Jill Emerick, et Cade M Nylund, les anti-acides et les antibiotiques prescrits aux enfants modifient le microbiome intestinale, surtout s'ils sont pris durant de longues périodes, ce qui a pour conséquence d'augmenter les risques d'obésité.

Les antibiotiques et antiacides peuvent modifier le type de bactéries présentes dans l'intestin, et leur nombre.


Pour étudier la potentielle relation entre la prise de ces médicaments durant l'enfance et l'obésité, les chercheurs ont analysé les médicaments prescrits à 333.353 enfants, âgés de 0 à 2 ans, entre 2006 et 2013.

72,5% se sont vu prescrire des antibiotiques, 12% d'entre eux se sont fait prescrire l'antiacide H2RA, et 3% d'entre eux se sont fait prescrire le gastroprotecteur IPP.

Ce sont en tout 46.993 enfants qui sont par la suite devenus obèses, soit 14% d'entre eux.

 

Les garçons nés après une césarienne ont, d'après l'étude, un risque plus accru de devenir obèses. Le risque d'obésité après une prise d'antibiotiques et de gastroprotecteurs apparaît dès l'âge de trois ans, âge moyen auquel l'obésité a été identifiée pour la première fois chez ces enfants.

Une prescription d'antibiotiques durant la petite enfance augmente de 26% les risques d'obésité, peu importe le type d'antibiotique. Ces risques d'obésité croissent si l'enfant s'est vu prescrire plusieurs antibiotiques.

Selon les chercheurs, ces médicaments ont un rôle thérapeutique primordial. Il est important d'évaluer le rapport avantages à courts termes et risques à long terme. Les chercheurs soulignent malgré tout la nécessité de ne pas surmédicamenter les patients.