Le régime méditerranéen serait associé à un meilleur fonctionnement cognitif

Le régime méditerranéen serait associé à un meilleur fonctionnement cognitif.
Le régime méditerranéen serait associé à un meilleur fonctionnement cognitif. - © Westend61 - Getty Images/Westend61

Une analyse américaine de 2020 a montré qu'adopter une alimentation de type méditerranéen pouvait améliorer le fonctionnement cérébral.

Ces recherches, menées par une équipe du National Eye Institute (NEI) américain, a pris en compte des données concernant 7.756 participants à deux grandes études sur des maladies oculaires.

Les 2 études ont évalué les effets des vitamines sur la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), une maladie neurodégénérative qui affecte la rétine, causant des pertes de vision et affectant les capacités quotidiennes : conduite, lecture, écriture...

Alimentation : quel effet sur le déclin cognitif ?

Pour évaluer comment l'alimentation pourrait aussi affecter la cognition, on a demandé aux participants de répondre à des questionnaires concernant leur consommation moyenne de 9 composants du régime méditerranéen.

Parmi ceux-ci : fruits et légumes frais, céréales complètes, légumineuses, noix, poisson et huile d'olive.

Pour évaluer la cognition des participants, la première étude a testé le fonctionnement cognitif des sujets après cinq ans, alors que la seconde étude l'a testé en début de recherches puis au bout de deux ans, quatre et enfin dix ans.

Poisson et légumes sont les plus protecteurs

Leurs résultats ont montré que les personnes qui suivaient le régime méditerranéen plus scrupuleusement enregistraient le risque le plus bas de troubles cognitifs. Il semble que le fait de consommer beaucoup de poisson et de légumes semblait avoir le plus grand effet protecteur.

Au terme de 10 années de suivi, les participants qui avaient le plus consommé de poisson enregistraient le taux le plus lent de déclin cognitif.

De plus, les chercheurs ont trouvé que les participants dotés du gène ApoE, qui augmente le risque de maladie d'Alzheimer, enregistraient des scores de fonctionnement cognitif plus bas et un déclin cognitif accru, en moyenne, par rapport aux sujets qui n'avaient pas ce gène. Les bienfaits cognitifs de l'alimentation seraient indépendants du risque génétique de maladie d'Alzheimer.

"Nous ne faisons pas toujours attention à notre alimentation. Nous avons besoin d'explorer comment la nutrition affecte le cerveau et les yeux", a commenté Emily Chew, en charge de ces études.