Le lymphome, une maladie encore mal connue, y compris par les malades

Plus de 18.000 nouveaux cas de lymphomes sont diagnostiqués chaque année en France et environ 256.000 dans le monde.
Plus de 18.000 nouveaux cas de lymphomes sont diagnostiqués chaque année en France et environ 256.000 dans le monde. - © skynesher/Istock.com

Le lymphome, une des formes de cancer dont la fréquence augmente le plus, reste mal connu, y compris de certains patients, selon une étude publiée lundi par l'association France Lymphome Espoir.


Seuls 70% des malades en Europe connaissent le type de lymphome dont ils sont atteints alors qu'il en existe une soixantaine et 54% ont compris quelles étaient les caractéristiques du lymphome qui les touche, montre cette étude, réalisée à l'occasion de la Journée mondiale du lymphome, qui a lieu jeudi.

Ce cancer du système lymphatique, comprend deux grandes catégories. Les lymphomes hodgkiniens, ou "maladie de Hodgkin", sont les plus connus, mais représentent moins de 15% des cas. Les lymphomes non hodgkiniens, les plus fréquents (85% des cas), ont vu leur nombre augmenter de près de 5% par an au cours des dernières décennies.

Environ 256.000 nouveaux cas de lymphomes sont diagnostiqués chaque année dans le monde, ce qui en fait le cancer le plus commun chez les adolescents et les jeunes adultes, et le 5 è chez les adultes. Se développant dans le système lymphatique, il est responsables de 4.000 décès par an en France.

Ses causes sont inconnues mais il est admis que certains produits chimiques et des facteurs environnementaux pourraient favoriser son développement. Souvent difficile à diagnostiquer, ce cancer se manifeste par des gonflements des ganglions, une forte fatigue et encore des démangeaisons permanentes.

Alors que, grâce aux progrès des traitements, le nombre de patients en rémission augmente, les préoccupations se portent davantage sur les effets psychosociaux à long terme de la maladie, a souligné l'association créée en 2006.

Selon l'étude, réalisée auprès de 668 personnes, des patients ou leurs proches, les deux tiers des patients ont peur de la rechute, tandis qu'un tiers a connu une modification de son image physique et de ses relations sociales, et près d'un quart (23%), une dépression ou une baisse de l'estime de soi.

Presque la moitié se sentent par ailleurs "plus dépendants" du fait de la maladie, 28% ayant même déménagé pour habiter avec un proche, et 20% ont perdu leur emploi ou rencontré des difficultés professionnelles ou scolaires.

La publication de cette étude s'accompagne d'une campagne de communication auprès du grand public, avec de trois brèves vidéos mettant en scène l'humoriste Raphaël Mezrahi aux côtés de l'animateur Michel Drucker, ou des comiques Laurent Baffie ou Chantal Ladesou.