La soif de café en partie génétique mais aussi liée à la consommation de l'entourage

La soif de café en partie génétique mais aussi liée à la consommation de l'entourage.
La soif de café en partie génétique mais aussi liée à la consommation de l'entourage. - © Westend61 - Getty Images/Westend61

Des chercheurs américains ont montré que la consommation de café découlait en partie de facteurs génétiques mais qu’elle était aussi influencée par le nombre de tasses bues par les proches, la famille et les collègues.

Les gènes, mais pas seulement

L’étude, menée par Paul Williams, a étudié 4788 paires enfant-parent et 2380 frères et sœurs qui devaient rapporter leur alimentation, leur niveau d’exercice, leur prise de médicaments et leur suivi médical tous les trois à cinq ans dans le cadre de l’Etude Framingham. Cette dernière s’intéresse aux effets de la génétique et des comportements sur le risque de maladies cardiovasculaires.

Ses résultats ont montré qu’entre 36% et 58% de la consommation de café des participants était déterminée par la génétique.

Paul Williams a aussi recouru à une approche statistique appelée "régression quantile" pour calculer à quel point la consommation de café des participants pouvait être expliquée par la génétique et à quel point elle était influencée par l’environnement extérieur.

Des facteurs qui s’additionnent

Un autre phénomène semblait être à l’œuvre lorsque la génétique et l’environnement s’influencent mutuellement. Le professeur Williams a trouvé que chaque tasse de café bue par jour dans la cellule familiale était associée à une augmentation de la consommation de café des enfants. "Lorsque nous commençons à regarder l’ADN à proprement parler, nous trouvons en général un très faible pourcentage de la variation de ce trait pouvant être attribuée uniquement aux gènes."

"Il semble que des facteurs environnementaux ont tendance à préparer le terrain sur lequel vos gènes commencent à avoir un effet", explique Paul Williams.

"Donc, votre entourage vous prédispose à boire plus de café ; alors les gènes qui vous prédisposent à aimer le café auront un impact plus fort. Ces deux effets sont en synergie", précise l’auteur de l’étude, publiée par la revue Behavior Genetics.

Des recherches passées avaient déjà montré que certains facteurs environnementaux pouvaient influencer la consommation de café de chacun, notamment la culture, le lieu géographique, l’âge, le genre et la consommation de tabac. Il ressortait que les fumeurs plus âgés d’ascendance européenne avaient tendance à boire le plus de café, en général. On notera que le café est la boisson la plus achetée aux Etats-Unis, devant l’eau en bouteille, les sodas, le thé et la bière.