La persistance des bouffées de chaleur pourrait être liée à un risque accru de cancer du sein

La persistance des bouffées de chaleur pourrait être liée à un risque accru de cancer du sein
La persistance des bouffées de chaleur pourrait être liée à un risque accru de cancer du sein - © Highwaystarz-Photography - Getty Images/iStockphoto

Des chercheurs américains ont trouvé que les femmes qui subissaient des bouffées de chaleur persistantes seraient plus susceptibles de développer un cancer du sein que celles qui n'avaient jamais souffert de ce symptôme de ménopause très fréquent.

 

Des scientifiques du City of Hope National Medical Center californien ont mené une vaste étude en analysant des données concernant 25.499 femmes post-ménopausées âgées de 50 à 79 ans dans le cadre de la Women's Health Initiative (WHI). Cette étude s'articulait autour de trois tests cliniques et d'une étude observationnelle pour évaluer les problèmes de santé et la mortalité de cette catégorie de femmes.

Les participantes ont été suivies pendant près de 18 ans pour rechercher une possible association entre les symptômes vasomoteurs (comprenant les bouffées de chaleur et la transpiration nocturne) et le cancer du sein.

Ces symptômes sont très fréquents chez les femmes au cours de la ménopause mais ils peuvent aussi persister des années plus tard.

Leurs résultats ont montré que les femmes qui souffraient de symptômes vasomoteurs persistants (pendant au moins dix années) étaient plus susceptibles de développer un cancer du sein que les femmes qui n'avaient jamais ressenti ces symptômes.

Bien que le taux de décès était plus élevé chez les femmes atteintes de ces symptômes persistants, la différence n'était pas significative statistiquement, ce qui signifie que les femmes souffrant de ces troubles n'étaient pas plus susceptibles de succomber au cancer du sein que l'autre catégorie de femmes.

Des recherches précédentes s'étaient déjà intéressées à l'association entre les symptômes vasomoteurs et le cancer du sein mais leurs résultats n'étaient pas probants. 

 

Les hormones pourraient aussi jouer un rôle dans la relation entre le risque de cancer et ces symptômes. L'hormonothérapie est actuellement le traitement le plus efficace pour lutter contre ces troubles et les taux d'hormones sexuelles sont aussi souvent liés au risque de cancer du sein chez les femmes post-ménopausées.

"Dans ce vaste groupe de femmes qui n'était pas sous traitement d'hormonothérapie, les bouffées de chaleur persistantes et les épisodes de transpiration nocturne pendant dix années ou plus étaient associés à une légère augmentation des incidences de cancer du sein", a précisé le Dr. JoAnn Pinkerton, directrice de la NAMS. "Les autres facteurs de risque comprenaient un indice de masse corporelle élevé (au-delà de 30) et la consommation d'alcool. Il est nécessaire de mener d'autres études sur les femmes qui souffrent de bouffées de chaleur persistantes pour comprendre leurs risques cardiovasculaires et de cancer."