L'aspirine prévient-elle des cancers ?

Ce sont les quinquagénaires présentant un risque cardiovasculaire qui en seraient les principaux bénéficiaires. Il s’agit de l’une des principales conclusions d’une étude menée par les experts de l’US Preventive Services Task Force (USPSTF)*, publiée le 12 avril dernier.

Les chercheurs ont recueilli un grand nombre de données issues d’essais cliniques, épluché les conclusions d’études précédentes et intégré les travaux du professeur Peter Rothwell, spécialiste en neurologie. A partir de toutes ces informations, ils ont évalué les effets d’un traitement à base d’aspirine à faibles doses (entre 75 et 160 mg par jour) par rapport au risque cardiovasculaire et à la survenue d’un cancer colorectal.

Il en est ressorti que le bénéfice d’un tel traitement vis-à- vis du cancer colorectal était plus élevé chez les 50-59 ans présentant le profil suivant : un risque cardiovasculaire à dix ans d’au moins 10%, une espérance de vie est d’au moins dix ans et la disposition à être traité à l’aspirine pendant un minimum de dix ans. Pour les moins de 50 ans, le bénéfice est inexistant, alors que pour les septuagénaires et plus, les données sont insuffisantes pour tirer une quelconque conclusion.