L'allaitement lié à un IMC moins élevé à l'adolescence, même en cas de prédisposition génétique à l'obésité

Les résultats, publiés dans la revue PLOS Genetics, montrent que les garçons les plus génétiquement prédisposés à l'obésité et ayant exclusivement été nourris au sein jusqu'à l'âge de 5 mois témoignent d'un accroissement de l'IMC atténué de 1,14 kg/m2.

Chez les filles, le choix de l'allaitement exclusif a entraîné une réduction encore plus importante (1,53 kg/m2).

Cependant, l'allaitement maternel exclusif jusqu'à l'âge de 3 mois et l'allaitement mixte (lait maternel et lait maternisé) ne permettent pas de constater le même effet sur l'IMC des enfants ayant un risque élevé d'obésité.

L'allaitement exclusif pour contrer les lois de la génétique

L'allaitement maternel a déjà été lié à de nombreux avantages pour la santé des mères et des bébés, notamment un risque plus faible d'accident vasculaire cérébral, de cancer ovarien, d'hypertension et de maladies cardiaques pour la mère, un risque moins élevé d'eczéma, d'allergies alimentaires et de diabète pour l'enfant, ainsi qu'un risque affaibli de prise de poids pour la mère et le bébé. Les chercheurs soulignent cependant que ces bienfaits de l'allaitement maternel n'ont pas encore trouvé d'explications claires.

L'OMS recommande l'allaitement exclusif des enfants pendant les six premiers mois pour un développement optimal. Toutefois, l'équipe affirme que seuls 40% des bébés sont allaités jusqu'à cet âge.

Les nouveaux résultats confortent l'idée selon laquelle l'allaitement maternel exclusif pendant une plus période plus longue serait avantageuse pour la santé et devrait devenir une priorité pour les enfants ayant un risque élevé d'obésité.

"L'obésité est une préoccupation mondiale qui affecte le bien-être et pèse sur nos systèmes de santé", déclare l'auteur principal de l'étude, le Dr Laurent Briollais. Il ajoute : "Si nos gènes influent sur le risque d'obésité, cette prédisposition n'est pas irréversible. L'allaitement maternel exclusif peut l'altérer".