Jeûner par intermittence pourrait contribuer à prolonger l'espérance de vie

Jeûner par intermittence pourrait contribuer à prolonger l'espérance de vie.
Jeûner par intermittence pourrait contribuer à prolonger l'espérance de vie. - © erdikocak - Getty Images

Des chercheurs américains ont passé en revue plusieurs études menées chez les humains et les animaux afin de déterminer l'efficacité d'un jeûne pour perdre du poids et augmenter l'espérance de vie.

Et si les personnes qui se soumettent à un régime alimentaire hypocalorique dans l'espoir de perdre du poids optaient plutôt pour le jeûne intermittent?

Perdre du poids et vivre plus longtemps?

Mark Mattson, professeur en neurosciences à l'université Johns Hopkins, qui a dirigé l'étude, note deux manières de pratiquer le jeûne intermittent: manger dans un laps de temps compris entre 6h et 8h, puis se priver de nourriture durant les 16 ou les 18 heures suivant la prise du dernier repas. La seconde méthode consiste à jeûner pendant deux jours à la suite et à manger normalement le reste de la semaine.

D'après ces travaux, cette pratique pourrait aider à perdre du poids mais également à faire baisser la tension artérielle et à allonger l'espérance de vie.

Certaines études sur les animaux et les humains ont établi un lien entre cette pratique et une espérance de vie plus longue, une amélioration de la santé cardio-vasculaire et de meilleures facultés cognitives.

Des effets plus inattendus

Les résultats d'une recherche réalisée en 2018 sur un petit échantillon relatent le cas de trois patients atteints de diabète de type 2, qui ont pu cesser de prendre de l'insuline après avoir perdu du poids grâce au jeûne intermittent.

Une autre étude révèle que les adultes plus âgés qui avaient été soumis à ce régime avaient une meilleure mémoire verbale.

Les auteurs de l'étude soulignent toutefois la nécessité de mener d'autres recherches avant d'affirmer avec certitude l'équilibre bénéfices/risques de ce type d'alimentation: "Les effets à long terme du jeûne intermittent nécessitent plus de recherches, qui ne sont pas encore disponibles, et les études qui existent sont limitées. Les essais cliniques ont porté sur des jeunes adultes en surpoids et sur des adultes d'âge moyen, de sorte que les avantages et la sécurité ne peuvent pas être généralisés à d'autres groupes", concluent-ils.