Jambes sans repos : les recommandations pour une meilleure prise en charge

Ces "impatiences dans les jambes" ou "impatiences nocturnes" se traduisent par de l'insomnie, un sommeil perturbé et raccourci, un déficit de l'attention et une réduction des capacités cognitives, de l'hyperactivité, anxiété, une qualité de vie détériorée. 

Dans le doute face à ces symptômes, il faut consulter un neurologue ou un spécialiste du sommeil pour éviter l'errance du diagnostic, conseillent les spécialistes de la Société française de recherche sur le sommeil, réunis en table ronde ce mardi. 

Mise à part la prédisposition héréditaire, une anomalie du métabolisme du fer et de la dopamine est retrouvée chez la majorité des patients, se traduisant par des carences. 

Ce syndrome est plus fréquent à partir de 45 ans, mais parfois dans la forme primaire du SJR, les troubles peuvent apparaître dès 35 ans. La forme secondaire est associée à d'autres pathologies comme des maladies neurologiques (Parkinson, myélite, syringomyélie, SEP), maladies endocriniennes (diabète, dysthyroïdie), maladies rhumatologiques (polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie, syndrome de Gougerot-Sjögren) et maladie respiratoire. 

De manière plus faible, il peut atteindre  les enfants (2 à 4%). Il n'est pas rare de la constater chez des enfants (13 à 35%) présentant un trouble du déficit de l'attention (TDAH).

La prise en charge consiste à éviter les excitants (café, thé, alcool, boissons énergétiques), les carences en fer, et à réduire la consommation de certains médicaments qui pourraient aggraver le syndrome. La prise de psychotropes est notamment à surveiller. Les formes légères du SJR ne doivent pas être traitées, recommande la SFRMS.

Autre stratégie, médicamenteuse cette fois : trois traitements non remboursés, appelés "agonistes dopaminergiques", agissant sur le système nerveux, existent sur le marché et ont fait leur preuve, affirment les spécialistes. Le mode d'administration doit être personnalisé et bien dosé pour limiter le risque de persistance ou d'aggravation. A contrario, les neuroleptiques aggravent les symptômes. 

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) affecte 2 à 15 % de la population mondiale.