Grossesse : une consommation modérée de poisson reste bénéfique malgré l'exposition au mercure

Grossesse : une consommation modérée de poisson reste bénéfique malgré l'exposition au mercure.
Grossesse : une consommation modérée de poisson reste bénéfique malgré l'exposition au mercure. - © urbazon - Getty Images/iStockphoto

Les bienfaits du poisson sont bien connus, surtout chez les femmes enceintes, qui ont besoin d'oméga-3 nécessaires au bon développement fœtal.

Cependant, certains types de poissons tels que l'espadon, le requin ou le maquereau peuvent contenir de fortes concentrations de mercure susceptibles de causer d'importants troubles neurologiques.

De une à trois fois par semaine

Cette étude a pris en compte des données concernant 805 paires mère-enfant. Les femmes devaient rapporter leur consommation hebdomadaire de poisson au cours de leur grossesse. L'exposition de chaque femme au mercure faisait aussi l'objet de tests.

Entre six et douze ans, les enfants passaient aussi une série de tests en vue de calculer leur score de syndrome métabolique, un agrégat de facteurs de risque de maladies cardiovasculaires et de diabète sucré. Cet agrégat comprend une forte tension artérielle, une forte glycémie, une obésité abdominale, un taux de cholestérol anormal, tout comme les taux de triglycérides et d'insuline.

 Les enfants nés de mères qui avaient consommé une à trois fois par semaine du poisson au cours de leur grossesse étaient plus susceptibles d'afficher un meilleur score de syndrome métabolique.

Cependant, les bienfaits déclinaient si les mères avaient consommé du poisson plus de trois fois par semaine.

"Le poisson est une importante source de nutriments et sa consommation ne devrait pas être évitée", a commenté le Dr. Leda Chatzi, en charge de cette étude. "Mais les femmes enceintes devraient se limiter à une à trois portions de poisson par semaine comme il est recommandé, et ne pas en manger d'avantage à cause de la contamination potentielle du poisson par le mercure et d'autres polluants organiques persistants."