Des scientifiques identifient de nouveaux gènes impliqués dans la dépendance à l'alcool

Des scientifiques identifient de nouveaux gènes impliqués dans la dépendance à l'alcool.
Des scientifiques identifient de nouveaux gènes impliqués dans la dépendance à l'alcool. - © Robert Essel NYC - Getty Images

On sait depuis longtemps que l’alcoolisme est lié à la génétique. Mais certains éléments restent méconnus, comme le prouve une nouvelle étude menée par des scientifiques de l’école de médecine de Yale. Les chercheurs ont découvert 19 nouveaux gènes susceptibles d’être impliqués dans les problèmes d’alcoolodépendance.

Publiée dans la revue Nature Neuroscience, la recherche a porté sur l’analyse du génome de 435.563 personnes d’origine européenne. Les données ont été collectées dans quatre biobanques.

"Bien que des études d’association à l’échelle du génome aient permis d’identifier des gènes associés à des risques d’alcoolodépendance, l’architecture génétique de ce trait n’est pas entièrement comprise", soulignent les scientifiques à l’origine de la publication.

Un "profil" génétique enrichi par de nouvelles données

Au total, 29 facteurs de risque génétiques indépendants liés à la consommation problématique d’alcool ont été identifiés à l’issue de l’analyse. Parmi ces facteurs de risque, seuls 10 étaient déjà connus pour être impliqués dans la dépendance à l’alcool.

La méta-analyse a également inclus des informations sur les facteurs de risque génétiques associés à plusieurs troubles psychiatriques.

Ces données ont permis aux chercheurs d’étudier les associations génétiques communes entre la consommation problématique d’alcool et des troubles tels que la dépression et l’anxiété.

"Cela nous permet de comprendre les relations de cause à effet entre des traits problématiques de la consommation d’alcool tels que les états psychiatriques, les comportements à risque et les performances cognitives", explique Hang Zhou, chercheur associé en psychiatrie et auteur principal de l’étude.

"Avec ces résultats, nous sommes également en meilleure position pour évaluer le risque individuel de consommation problématique d’alcool", renchérit Joel Gelernter professeur de génétique et de neurosciences et co-auteur de la recherche.