Avoir un hobby pourrait aider à combattre la dépression

Avoir un hobby pourrait aider à combattre la dépression.
Avoir un hobby pourrait aider à combattre la dépression. - © Maskot - Getty Images/Maskot

De nouvelles recherches au Royaume-Uni ont révélé que le fait de pratiquer un hobby pouvait réduire le risque de développer une dépression et aider ceux qui souffrent d’une période de dépression à se rétablir.

Réalisée par des chercheurs de l’University College London, l'étude a porté sur 8780 adultes âgés de 50 ans et plus qui ont été évalués tous les deux ans de 2004/5 à 2016/17. Au début de l’étude, 71,9% des participants ont déclaré avoir un hobby et 15,6% étaient en dépression.

Les chercheurs ont découvert qu'au cours de l'étude, le fait de pratiquer un hobby semblait être lié à une diminution de 30% du risque de dépression et une diminution significative des symptômes dépressifs. Les résultats se sont avérés cohérents chez les patients souffrant de dépression au début de l'étude mais également chez les patients en bonne santé mentale.

Des bénéfices spectaculaires à titre préventif ou curatif

Une analyse approfondie des participants qui n’avaient ni dépression ni hobby au début de l’étude a montré que le fait de pratiquer un hobby était associé à une réduction de 32% des risques de développer une dépression.

Pour ceux qui souffraient de dépression et qui n’avaient pas de hobby, en commencer un améliorait les symptômes dépressifs et à 272% de chances de plus de se remettre de cette dépression.

Les chercheurs affirment que les résultats soutiennent l’idée de "prescription sociale", qui encourage les patients à s’engager dans des activités tels que la musique, le dessin, l’artisanat comme la couture, la menuiserie, les collections ou la création de maquettes, qui peuvent offrir une chance d’être créatif, de s’exprimer et de se détendre.

Bien qu’ils n’aient pas évalué si les participants participaient à des passe-temps avec d’autres personnes, les chercheurs affirment que leurs analyses ont systématiquement montré que les résultats positifs étaient indépendants de toute interaction sociale avec les autres. Cependant, ils ajoutent que de nouvelles enquêtes pourraient révéler si les hobbys sociaux ont un effet encore plus fort.