AVC: comment modifier son mode de vie pour prévenir le risque ?

90% des risques d’AVC dépendent de facteurs de risque modifiables dont l'alimentation, la sédentarité, le tabagisme et l'hypertension artérielle.
90% des risques d’AVC dépendent de facteurs de risque modifiables dont l'alimentation, la sédentarité, le tabagisme et l'hypertension artérielle. - © sudok1 - Getty Images/iStockphoto

Hypertension artérielle, tabac, alcool, cholestérol, poids... 80% des accidents vasculaires cérébraux (AVC), première cause de mortalité chez la femme, pourraient être évités en contrôlant mieux ces facteurs de risque.

A l'occasion de la Journée mondiale de l'accident vasculaire cérébral (AVC) le 29 octobre prochain, voici les mesures préventives pour réduire le risque et garder son cœur en bonne santé. 

 

Limiter le sel

L'hypertension est le facteur de risque principal de l'AVC. Pour réussir le pari des 5g recommandés par jour, il faudrait se cantonner à la consommation journalière suivante: du pain (1,5g à 2g de sel), une portion de fromage (1g), le plat du midi (1g), le plat du soir (1g). En évitant de cumuler les produits qui en contiennent comme les plats cuisinés, les sauces, les soupes, la charcuterie, il est possible d'atteindre l'objectif des 6/8 gr par jour.

Par exemple, si le repas est composé d'une tranche de jambon, d'un morceau de pâté ou de saucisson, le fromage en fin de repas sera écarté au profit d'un yaourt ou d'un fromage blanc. 

 

Arrêter de fumer

Fumer multiplie par 2 le risque d'AVC. Pour faire le deuil définitif de la cigarette, une aide médicale spécialisée incluant une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et l'hypnose ainsi qu'un soutien familial ou amical sont nécessaires pour mettre toutes les chances de son côté.

Pour pallier les troubles de l'humeur (irritabilité, déprime) qui se manifestent généralement trois semaines après l'arrêt, le yoga, le sport et la relaxation sont conseillés.

 

Surveiller son taux de cholestérol

Pour contrôler la santé de ses artères, le taux sanguin de cholestérol LDL (le mauvais cholestérol), associé à un risque cardiovasculaire, doit être surveillé tous les 5 ans, selon les spécialistes. Celui-ci de doit pas dépasser les 1,6g/l. Augmenter sa consommation en fruits et légumes (3 à 5 portions par jour) et en poissons gras (saumon, thon, sardines) riches en acides gras essentiels (oméga-3) permet de lutter contre l'obésité et le surpoids. 

 

Bouger 30 minutes par jour

La prévention de l'AVC inclut une activité physique régulière: monter des escaliers, marcher, faire du vélo, nager (au moins 30 minutes par jour) permet de se maintenir en forme et de diminuer le risque d'AVC. La marche, le jardinage et le cyclisme pratiqués deux à trois fois par semaine comptent parmi les activités les plus bénéfiques après 50 ans, selon une étude publiée en 2015 dans Circulation. 

 

Fuir la solitude

La solitude n'est bonne ni pour le cœur ni pour les artères, comme de précédentes études en témoignent. En 2016, des chercheurs de l'université de York (Royaume-Uni) ont constaté qu'une personne seule avait un risque accru de 29% de souffrir d'une crise cardiaque ou d'une angine de poitrine, et de 32% de faire un accident vasculaire cérébral (AVC). Globalement, une bonne gestion du stress et des événements de la vie et de solides liens sociaux protègent le cœur.

 

En France, près d'une personne sur 6 fait un AVC chaque année (19.000 belges).

Plus d'infos : www.accidentvasculairecerebral.fr