Augmentation des cancers de la peau : au soleil mais en se protégeant, avertissent les dermatos

Terrasses, piscine, bord de mer... Avec la levée progressive des restrictions sanitaires liées à l'épidémie de Covid, tout le monde a envie de rattraper le temps perdu.

Mais attention aux expositions au soleil prolongées, préviennent les dermatologues. "Il faut que les gens vivent mais il nous semble important de rappeler les conseils de photoprotection", indique Luc Sulimovic, dermatologue.


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"Beaucoup trop peu de gens se protègent"

Car paradoxalement, "bien que presque tout le monde sache qu'une exposition excessive au soleil puisse être néfaste, beaucoup trop peu de gens se protègent dans la pratique", souligne-t-il.

Non, les cabines à UV ne "préparent" pas la peau au soleil et la meilleure protection, "ce n'est pas la crème solaire, c'est la protection vestimentaire, l'absence d'exposition entre 12h et 16h et le port de chapeau et de lunettes de soleil", résume le médecin.

Les dermatologues redoutent une augmentation de cas graves dus à un diagnostic et un traitement tardifs suite aux confinements.

Les dermatologues évoquent de nombreux patients qui ont reporté ou annulé leur consultation et disent diagnostiquer des cancers "à des stades un peu plus avancés" qu'avant.

L'apparition ou la modification des grains de beauté doit alerter

Les dermatologues encouragent à pratiquer régulièrement un "auto-examen" de la peau : "Observer attentivement sa peau nue de la tête aux pieds, de face et de dos", si besoin à l'aide d'un miroir ou d'un proche, "sans oublier les zones peu visibles (oreilles, ongles, plante des pieds, espaces entre les doigts, organes génitaux...)".

Ce qui doit attirer l'attention, c'est "l'apparition ou la modification rapide d'un grain de beauté ou d'une lésion", explique le Dr Sulimovic. En cas de doute, consultez un dermatologue rapidement car le nombre de cancers de la peau en Belgique ne cesse d'augmenter très fortement. Les cancers les plus fréquents, les carcinomes, sont peu dangereux dans la grande majorité des cas. Les mélanomes sont plus agressifs et en augmentation constante depuis 50 ans.

Le pronostic reste bon si le mélanome est détecté et traité à un stade précoce, beaucoup moins si la maladie s'est déjà propagée dans le corps (avec des métastases), d'où l'importance d'un diagnostic précoce.