Attention à la pollution de l'air lorsque vous faites du sport

Pratiquer 1h30 de sport par semaine dans un environnement pollué serait néfaste pour la santé, selon une étude diffusée dans le European Heart Journal.

L'exposition aux particules fines accentue le risque cardiovasculaire

Une étude de l'École de médecine de l'Université nationale de Séoul, en Corée du Sud, a permis de mesurer l'influence de la qualité de l'air sur les organismes.

Les chercheurs ont suivi l'évolution de l'état de santé de 1.469.972 jeunes adultes âgés de 20 à 39 ans résidant en zone urbaine. Ils ont mesuré la régularité de la pratique sportive et le niveau de pollution de l'air auquel les participants étaient exposés. 

En cas d'inhalation, les particules fines (PM2,5) sont déposées dans un organe via la circulation sanguine.

Une exposition trop longue pourrait provoquer des troubles de circulation sanguine et augmenter les risques de troubles cardiovasculaires.

Entre 2006 et 2016, les maladies cardiovasculaires ont provoqué 17 millions de décès, soit plus que toute autre maladie sur cette période, selon une analyse diffusée dans la Global Burden of Disease.

Le bon réflexe : mesurer la qualité de l'air

L'étude se veut rassurante, rappelant les effets bénéfiques de la pratique sportive régulière.

Elle permet notamment de contrôler son poids, de réduire la pression artérielle et de limiter les risques de maladies cardiovasculaires. Pour assurer une pratique en toute sécurité, les chercheurs recommandent, en cas de forte pollution aux particules fines, d'utiliser un système de filtration de l'air. 

Mesurer la qualité de l'air est donc une bonne habitude à prendre avant de se lancer dans un entraînement.