Après la ménopause, une légère surconsommation de protéines pourrait prévenir les palpitations cardiaques

Après la ménopause, une légère surconsommation de protéines pourrait prévenir les palpitations cardiaques.
Après la ménopause, une légère surconsommation de protéines pourrait prévenir les palpitations cardiaques. - © AlexPro9500/Istock.com

Une équipe de l'Université de Stanford s'est penchée sur le cas de 99.000 femmes ménopausées qui ne souffraient pas de fibrillation atriale, également appelée fibrillation auriculaire (FA) au début de l'étude.

La FA est la plus commune des arythmies cardiaques. La possibilité de la développer augmente avec l'âge et plus de la moitié des personnes qui en souffrent ont 80 ans ou plus. Comme symptômes, on peut citer une douleur et des palpitations inhabituelles, faiblesse et fatigue, étourdissements et essoufflement. Tout cela peut notamment contribuer à augmenter le risque d'attaque.

Plus de protéines pour protéger le cœur

Les participantes ont rempli des questionnaires et fourni des échantillons d'urine pour mesurer leur consommation de protéines. Grâce à ces données, les chercheurs ont classé les femmes en quatre groupes : celles qui consommaient moins de 58 g/jour, de 58 à 66 g/jour, de 66 à 74 g/jour et plus de 74 g/jour. Les scientifiques ont suivi les participantes en moyenne pendant 10 ans.

Les femmes qui ont consommé entre 58 et 74 grammes de protéines par jour étaient 5 à 8% moins susceptibles de développer une FA que les autres.

En revanche, il est apparu qu'une consommation supérieure à 74 grammes de protéines n'avait ajouté aucun bénéfice sur le résultat.

Privilégier les aliments sains

Les recommandations quotidiennes sont actuellement de 0,75 à 0,8 grammes de protéines par kilogramme du poids individuel total.

"Les femmes dont la consommation de protéines était la plus faible (mais équivalente aux recommandations quotidiennes actuelles aux États-Unis) sont aussi celles qui ont le plus souvent développé une FA tandis qu'une consommation légèrement supérieure à ces recommandations a protégé les autres femmes, même après prise en compte des diverses prédispositions", explique Daniel Gerber, médecin et auteur principal de l'étude.

"Ce facteur de risque modifiable de la FA s'avère un moyen relativement  simple de faire baisser le risque chez ces femmes."

Gerber ajoute : "Évidemment, lorsque nous parlons d'augmenter la consommation de protéines, il s'agit d'aliments sains et de protéines maigres, non de cheeseburgers ou de gras saturés, de cholestérol et de sucre".