800.000 cas de cancers attribués au diabète et au surpoids, pas toujours combinés

La part de cancers attribuables au diabète et/ou au surpoids devrait augmenter de 30% chez les femmes et 20% chez les hommes d'ici 20 ans.
La part de cancers attribuables au diabète et/ou au surpoids devrait augmenter de 30% chez les femmes et 20% chez les hommes d'ici 20 ans. - © Michelle Marsan/Shutterstock.com

Selon une étude publiée ce mardi dans la revue médicale The Lancet, 6% des nouveaux cas de cancers recensés dans le monde en 2012, soit 800.000, seraient dûs au diabète et au surpoids.

Parmi les 12 types de cancer étudiés, 1/3 seraient causés par le diabète et/ou le surpoids, concluent des travaux publiés par des chercheurs de l'Imperial College London dans The Lancet Diabetes & Endocrinology.

En 2012, 800.000 cas de cancers, soit 6% des nouveaux cas recensés dans le monde, sont imputables au diabète et au surpoids, deux nouveaux facteurs de risque à prendre au sérieux, selon les auteurs de l'étude qui rappellent que seul un lien entre cancer et obésité avait été établi au cours des dernières années.

D'après l'étude, l'obésité et diabète ont représenté plus de 40% des cancers du foie chez les hommes. Chez les femmes, ils ont été responsables d'un tiers des cancers de l'utérus et presque autant de cancers du sein.

Les personnes obèses, présentant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30, ou en surpoids (IMC supérieur à 25) étaient toutefois deux fois plus nombreuses à avoir un cancer que les personnes diabétiques.

L'étude montre que le nombre de cancers provenant du diabète et de l'obésité combinés est presque deux fois plus courant chez les femmes que chez les hommes.

"Notre étude montre que le diabète - tout seul ou combiné avec le surpoids - est responsable de centaines de milliers de cas de cancer chaque année à travers le monde", s'alarme Jonathan Pearson-Stuttard, auteur de l'étude et chercheur à l' Imperial College London.

D'après la croissance exponentielle de l'épidémie du diabète et de l'obésité dans le monde, la part de cancers attribuables à ces deux facteurs de risque devrait augmenter de 30% chez les femmes et 20% chez les hommes d'ici 20 ans, prévient l'étude.