Violence à l'écran, facteur de risque d'agressivité chez les ados dans 7 pays selon une étude

Violence à l'écran, facteur de risque d'agressivité chez les ados dans 7 pays selon une étude
Violence à l'écran, facteur de risque d'agressivité chez les ados dans 7 pays selon une étude - © Tous droits réservés

La violence à laquelle sont exposés les adolescents à travers les médias constitue un facteur de risque de comportement agressif, au même titre que l'insécurité ou un milieu familial maltraitant, quelle que soit la culture, suggère une étude américaine menée dans sept pays dont l'Allemagne, le Japon et les Etats-Unis.

2154 adolescents, dont 38% d'hommes, âgés de 21 ans en moyenne, ont été interrogés en Australie, au Japon, en Chine, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Croatie et en Roumanie sur le degré de violence rencontré dans les émissions télévisées, séries, films ou jeux vidéo qu'ils regardaient.

En plus de cette échelle d'évaluation, la récurrence et le type de comportement agressif ou à l'inverse empathique ont été répertoriés via des questionnaires.

D'après les conclusions, publiées dans Personality and Social Psychology Bulletin, les contenus violents ont été associés à des comportements agressifs dans tous les pays ainsi qu'à une augmentation des pensées agressives et une diminution des capacités à faire preuve d'empathie.

Par ailleurs, parmi les six facteurs de risque examinés par l'étude, la violence dans les médias arrive en deuxième position (23%) derrière la délinquance (28%), mais largement devant la victimisation (17%), la criminalité/insécurité (12%), le sexe (11%) ou la maltraitance parentale (9%).

"La violence médiatique ne mérite pas une attention particulière, mais il faut la considérer comme un facteur de risque à part entière, au même titre qu'un contexte familial défavorisé. Ce qui compte le plus, c'est de voir comment combinés aux autres facteurs, l'exposition répétée aux images violentes peut augmenter le risque d'agression", explique Douglas Gentile de l'université de l'Iowa aux Etats-Unis.

Enfin, l'étude précise que les conditions culturelles et sociales locales peuvent "influencer de tels processus quand ces conditions sont plus extrêmes", notamment dans des pays en guerre où les enfants sont exposés à une violence quotidienne réelle.