Qu'est-ce qui nous motive à prendre des risques alors que notre chance de gagner est faible?

Qu'est-ce qui nous motive à prendre des risques alors que notre chance de gagner est faible?
Qu'est-ce qui nous motive à prendre des risques alors que notre chance de gagner est faible? - © Duncan Nicholls and Simon Webb - Getty Images

Une équipe de recherche de l'université de John Hopkins, dans le Maryland aux Etats-Unis, s'est intéressée au processus de prise de décision à risque, même lorsque la chance n'est pas de notre côté.

Le goût du risque

Nous avons tendance à prendre des décisions à haut risque alors même que nos chances sont très faibles. Ces décisions sont typiques au casino.

Au poker, si un individu dispose d'une mauvaise main et que ses chances de gagner sont très faibles, la pile de jetons qui s'est accumulée au cours d'une récente série chanceuse l'incite tout de même à parier.

La présente étude, qui s'intéresse aux comportements des individus lors de prise de décisions risquées, révèle qu'un biais interne peut se développer, ce qui pousse les individus à percevoir le risque différemment.

Pour parvenir à une telle conclusion, l'équipe de recherche a analysé les comportements des patients pendant qu'ils jouaient aux cartes contre un ordinateur. Le but du jeu était simple. L'ordinateur disposait de 5 valeurs différentes: 2,4,6,8 et 10. Deux cartes apparaissent, une face visible, l'autre cachée. Les participants devaient estimer si la valeur de leur carte était supérieure à celle de l'ordinateur.

Une affaire d'hémisphères

Il est apparu que pour les cartes se trouvant aux extrémités, 2 et 4, et 8 et 10, les participants répondaient instinctivement. En revanche, lorsque les participants recevaient un 6, la prise de décision était plus lente.

L'étude révèle que lorsque le cerveau droit a une activité à haute fréquence et que l'individu en question doit faire face à une décision impliquant une prise de risque, ce dernier a tendance à prendre plus de risques. Si, en parallèle, le côté gauche a une activité à haute fréquence, cela empêche la prise de risque, ce qui crée un biais interne que les chercheurs ont nommé "push-pull".

Lorsque ce biais interne est activé, les individus se basent donc sur leurs prises de décisions précédentes pour prendre une nouvelle décision.

Finalement, leur décision dépendait de la manière dont ils s'étaient comportés lors des paris précédents.