Plus elle est sauvage, plus la nature s'avère bénéfique pour le bien-être des citadins

Plus elle est sauvage, plus la nature s'avère bénéfique pour le bien-être des citadins.
Plus elle est sauvage, plus la nature s'avère bénéfique pour le bien-être des citadins. - © Cavan Images - Getty Images/Cavan Images RF

Une étude menée par des chercheurs de l'université de Washington dans un parc public de Seattle aux Etats-Unis souligne l'importance pour les habitants de grandes villes d'entretenir des contacts réguliers avec la nature. Plus le cadre est "sauvage", plus l'impact positif semble important, montre la recherche.

Une connexion bénéfique

Plusieurs études ont montré un lien entre l'exposition à la nature et son effet réducteur du stress, y compris dans les espaces urbains.

L'interaction humaine avec la nature est vitale pour la santé physique et le bien-être mental, et permet de mieux résister aux facteurs de stress urbains.

Bien que ces conclusions soient probablement transposables dans la plupart des grandes villes du monde, l'équipe de recherche s'est concentrée sur un parc urbain de Seattle. Au total, 320 personnes ont pris part à l'expérience. Ces dernières ont été invitées à décrire via un formulaire en ligne un moment privilégié passé au contact de la nature lors d'une balade dans le parc: observer des oiseaux perchés sur un arbre, écouter le bruit des vagues...

S'éloigner de la ville

A partir des réponses obtenues, les chercheurs ont listé plusieurs catégories d'interactions avec la nature: rencontrer des animaux sauvages (27%), suivre des sentiers (14%), contempler les montagnes (6%), marcher le long de la plage (5%) ou se promener avec des chiens (4%). 

Selon les textes fournis par les participants, l'aspect "sauvage" de ces interactions avec la nature était important dans la quasi-totalité des expériences décrites.

"Les zones plus sauvages dans un parc urbain semblent offrir plus d'avantages aux gens et leurs interactions les plus significatives dépendaient de ces caractéristiques relativement sauvages", observe Elizabeth Lev. 

Les chercheurs à l'origine de la publication suggèrent donc de replacer la nature au cœur des politiques urbaines afin de rétablir cette connexion bénéfique pour le bien-être émotionnel des habitants.