Les retraitées qui se fixent des objectifs préviendraient leur déclin cognitif

Les retraitées qui se fixent des objectifs préviendraient leur déclin cognitif.
Les retraitées qui se fixent des objectifs préviendraient leur déclin cognitif. - © MoMo Productions - Getty Images

L'engagement envers ses objectifs personnels pourrait permettre aux femmes retraitées de faire reculer leur risque de déclin cognitif, à en croire une nouvelle étude américaine.

Active mentalement

Les recherches ont pris en compte 732 participants. Les scientifiques ont analysé les données pour identifier des différences de fonctionnement cognitif entre les adultes à la retraite et ceux qui avaient choisi de continuer à travailler au-delà de l'âge de la retraite. Ils ont analysé le niveau de "désengagement envers les objectifs" des participants, lorsque les personnes abaissent leurs ambitions et leur engagement envers leurs objectifs personnels.

Les scientifiques ont par ailleurs testé les fonctions cognitives de base des participants, telles que la mémoire, les raisonnements et la vitesse de traitement des informations.

Les femmes à la retraite qui étaient indifférentes à leurs objectifs affichaient un déclin du fonctionnement cognitif plus abrupt que les femmes qui continuaient à travailler.

En revanche, que les hommes continuent à travailler ou qu'ils soient à la retraite, le fait d'être indifférents à leurs objectifs ne semblait pas affecter leur santé cognitive. Les chercheurs notent que le fait de bénéficier d'un statut socio-économique plus élevé pourrait avoir protégé les hommes d'un déclin précoce.

Motivation et engagement

"Cette étude soulève la question de savoir comment les différences individuelles de motivation et le genre jouent un rôle dans le déclin cognitif et elle montre l'importance potentielle de continuer à s'adonner à des activités mentalement stimulantes à la retraite", a expliqué le principal auteur, Jeremy Hamm. "Cela pourrait représenter un défi significatif pour les personnes qui ont tendance à abandonner leurs objectifs lorsqu'ils rencontrent des obstacles et des déconvenues."

Leurs résultats viennent étayer de précédentes recherches qui avaient montré que le passage à la retraite était associé à un risque accru du déclin cognitif. Mais peu de données existent sur les facteurs de motivation qui pourraient rendre une personne plus susceptible de souffrir d'un tel déclin, précise le professeur Hamm.

"Toutes les personnes à la retraite ne font pas face à un risque accru de déclin cognitif. La retraite offre de nombreuses opportunités d'activités mentalement stimulantes, comme la lecture ou les jeux de mots", dit-il.

Il souligne que la motivation personnelle joue un rôle important à cet âge de la vie.