Les jeunes belges et la solitude

Les jeunes belges et la solitude
2 images
Les jeunes belges et la solitude - © fizkes - Getty Images/iStockphoto

Lorsque l'on parle de solitude, ce sont souvent les personnages âgées qui nous viennent en tête. Et pourtant... Les générations plus âgées et les plus de 70 ans se sentent moins seuls.
!

L’Université de Gand dévoilent ses résultats sur l’Enquête nationale du bonheur, concernant les relations sociales avec une emphase sur la solitude. 

Faits surprenants : 

  • La solitude touche particulièrement les jeunes adultes de moins de 34 ans et la génération X (35 à 50 ans). Au sein de ce groupe d’âge, une majorité affirme ressentir de la solitude.

  • La qualité de la relation avec notre partenaire est déterminante. Une mauvaise relation affecte le sentiment de solitude davantage que l’absence de relation.

  • Les premiers résultats, publiés en mars dernier, indiquaient que les séniors belges étaient aujourd’hui en moyenne plus heureux que la génération Y.

Le bénévolat et le fait de prendre soin des autres sont des armes contre la solitude

Les gens qui s’engagent dans une association ou un club, qui prennent soin des autres, par exemple via le babysitting ou le travail bénévole, et qui participent chaque mois à des activités culturelles, se sentent clairement plus heureux.

Lieven Annemans, professeur en économie du bonheur à l’UGent, explique : " Au moins une fois par mois, s’occuper des autres et faire du bénévolat augmente nos chances d’être heureux directement de 44%. C’est ici que se trouve le défi pour nos villes et nos communes : investissez dans les relations sociales et les activités culturelles où les gens peuvent se rencontrer et encouragez le travail bénévole. Nous constatons trop souvent aujourd’hui que l’investissement dans de telles activités est remis en question. Ce n’est pas une bonne chose pour notre bonheur national. "

Selon la psychologue Sylvie Loumaye, il est important de se sentir faisant partie d’un réseau : " Il est primordial de rester actif en fonction de son âge et de son intérêt. Cela permet de tisser des liens relationnels qui agiront comme des couches protectrices contre la solitude. Faire partie d’un mouvement de jeunesse, d’un club de sport, avoir des loisirs, faire du bénévolat... sont autant d’activités qui permettent de développer notre sentiment d’appartenance à des semblables ".

Un bon partenaire nous rend heureux

Trois Belges sur quatre ont actuellement une relation stable. Et la qualité de cette relation a un impact capital sur le sentiment de bonheur. Si nous vivons une relation saine, nous avons cinq fois plus de chances d’être heureux. Pourtant près d’un quart des Belges ne sont pas satisfaits de leur relation (ils lui accordent un score égal ou inférieur à 5 sur 10). Les relations amoureuses de mauvaise qualité ou insatisfaisantes nuisent à notre bonheur et nous rendent encore plus seul que l’absence de relation. D'où l'adage qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné!

La psychologue Sylvie Loumaye explique : " Le couple agit comme une enveloppe protectrice qui nous permet d’avancer dans la vie. La qualité de notre relation amoureuse augmente considérablement le sentiment de bonheur et de bien-être. Il est dès lors important pour le couple de nourrir cette conjugalité et de se retrouver lors de moments privilégiés. "

Source : Enquête nationale du Bonheur développée par l’UGent, 3770 personnes au total ont participé à l’enquête.