Les garçons victimes de cyber-harcèlement sont plus susceptibles d'adopter des comportements sexuels à risques

Les garçons victimes de cyber-harcèlement sont plus susceptibles d'adopter des comportements sexuels à risque.
Les garçons victimes de cyber-harcèlement sont plus susceptibles d'adopter des comportements sexuels à risque. - © Marcel ter Bekke - Getty Images

Une récente recherche américaine montre que les jeunes américains scolarisés au lycée victimes de cyber-harcèlement, et de violence physique et/ou sexuelle, ont une attitude plus risquée vis-vis de leur santé, comme le fait de consommer des drogues ou de ne pas mettre de préservatif lors des relations sexuelles.

Des effets sur la sexualité

Il a été démontré que les adolescents victimes de cyber-harcèlement sont plus sujets à la dépression.

Par ailleurs, une étude révèle que parmi les élèves scolarisés au lycée aux États-Unis qui déclarent avoir eu des relations sexuelles récentes, 43% ont fait l'impasse sur le préservatif, 21% ont bu de l'alcool ou consommé des drogues avant le rapport sexuel et 14% n'ont pas utilisé de contraception.

 Cette propension à adopter des comportements sexuels à risques est nettement plus marquée chez les garçons que chez les filles, en particulier chez les victimes de cyber-harcèlement.

Les résultats montrent que tous les types de harcèlement subis ont été associés à des symptômes dépressifs, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, et que la violence physique et sexuelle favorise également l'adoption de comportements sexuels à risque. 

Libérer la parole des garçons

Ces résultats peuvent refléter une culture de masculinité toxique et souligner la nécessité d'accorder une attention particulière aux victimes de sexe masculin qui peuvent être réticentes à s'identifier et, par conséquent, plus à risque de subir des effets négatifs sur leur santé, estiment les auteurs de la recherche. 

Il est essentiel de créer des espaces sûrs et privés pour que les garçons puissent partager leurs expériences.

"Nous espérons que cette recherche encouragera les écoles à déployer des efforts de communication afin de 'déstigmatiser' la victimisation", estime le chercheur Youn Kyoung Kim, auteur principal de l'étude.